Le Lycée Comte de Foix d’Andorre 21e des meilleurs lycées publics de France
Avec un taux de réussite au bac de 100 % et 91 % de mentions, il devance son académie et sa région grâce à un accompagnement complet des élèves.
Points cles
- 21e sur 1 470 lycées publics français selon Le Figaro
- 100 % de réussite au bac, 91 % de mentions, 16 points de valeur ajoutée
- Leader de l’académie de Montpellier et des Pyrénées-Orientales
- 1 654 élèves, record historique ; réforme financée par Andorre et France
Le Lycée Comte de Foix à Andorre-la-Vieille s’est classé 21e parmi les meilleurs lycées publics de France, selon un classement du journal *Le Figaro*. Ce classement porte sur 1 470 lycées publics relevant du ministère français de l’Éducation nationale et évalue des critères comme le taux de réussite au baccalauréat 2025, les taux de mentions, l’accès à la seconde, et l’accompagnement des élèves issus de milieux défavorisés jusqu’au diplôme.
L’établissement a enregistré un taux de réussite au baccalauréat de 100 %, avec 89 % des élèves passant en seconde, 91 % obtenant des mentions, et 16 points de valeur ajoutée. Sous la direction d’Olivier Salvan, il a obtenu 18,1 points sur 20 au total. Il a devancé des rivaux régionaux comme le Lycée Pierre du Terrail à Pontcharra et le Lycée Vaugelas à Chambéry, qui ont obtenu un score égal mais ont été pénalisés sur la valeur ajoutée. Au sein de l’académie de Montpellier, il devance les établissements des Pyrénées-Orientales, devant ceux situés principalement à Perpignan. Le leader national parmi les lycées publics est le Lycée Louis-le-Grand dans le 5e arrondissement de Paris.
Salvan a qualifié ce résultat d’inattendu et l’a attribué principalement au modèle d’accompagnement des élèves de l’établissement, qui couvre du sixième à la fin du lycée. Il a souligné que le classement pondère équitablement les résultats académiques, les mentions et l’accompagnement, ce dernier facteur étant clé pour la position du lycée. « Ce qui nous propulse, c’est notre capacité à guider les élèves dans leur parcours et leur réussite scolaire », a-t-il déclaré, en saluant les efforts des enseignants sur l’ensemble du cycle. Il a lié cette approche à des initiatives comme le prix Jeunes Talents de la Gastronomie en Montagne, qui améliorent les perspectives professionnelles et l’employabilité des élèves au-delà des notes.
Les élèves sont revenus après les vacances de Pâques avec un effectif record de 1 654 inscrits — 60 de plus qu’en 2024-2025 —, le plus élevé de l’histoire de l’établissement. Cette hausse a entraîné la création d’une classe de terminale supplémentaire et d’une nouvelle option Arts, avec un décalage de certaines heures d’options de 18h15 à 18h45, assorti d’une assiduité obligatoire et d’un suivi des absences comme pour les autres matières.
En tant qu’unique établissement ultramarin relevant du ministère français de l’Éducation nationale et non des Affaires étrangères, il conserve un statut public, contrairement aux autres à l’étranger. L’enseignement français en Andorre fête ses 125 ans cette année ; le lycée a été créé en 1980 après les premières classes de seconde en 1979-1980, avec les premiers bacheliers en 1982 dans les filières lettres, maths-physique et sciences.
En décembre dernier, Andorre et la France ont renouvelé leur accord éducatif de 10 ans, ratifié sans modification par le Consell General le mois dernier. Il garantit une coopération continue, cofinance une réforme du lycée sur huit ans — 70 % à la charge d’Andorre, 30 % de la France — et engage Andorre à couvrir les frais de fonctionnement des écoles primaires. Il s’agit du quatrième accord bilatéral depuis la Constitution de 1993.
Salvan nourrit de grands espoirs pour cette réforme visant à moderniser des installations inchangées depuis des décennies, une grande partie du centre étant encore « dans son état d’origine » après plus de 50 ans. Il a insisté sur son importance pour améliorer les conditions quotidiennes des élèves et du personnel, compte tenu du rôle central du lycée dans le système éducatif andorran.
Le ministre des Relations institutionnelles, de l’Éducation et des Universités, Ladislau Baró, a qualifié ce partenariat de « de longue date et structurellement vital », remontant au début du XXe siècle et central pour le modèle pluriel d’Andorre. Il a cité le message du président français Emmanuel Macron à Meritxell en 2024, qui saluait le système diversifié, public et gratuit.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :