L’agente Clara Etchemendigaray promeut les femmes dans la police andorrane via le réseau ENP
Cette policière de 34 ans impulse l’égalité par des échanges internationaux et le nouveau plan andorran, en valorisant les rôles féminins dans les unités d’élite et en luttant contre les stéréotypes dans une force à dominante masculine.
Points cles
- Clara Etchemendigaray, agente andorrane de 34 ans, pilote les efforts ENP pour promouvoir les femmes dans la police.
- Les femmes occupent des postes dans les unités d’élite comme la TEDAX et les interventions, avec une commissaire en chef femme.
- Pas d’écart salarial ni de quotas en Andorre ; les femmes sont 10 % des effectifs, accent sur la visibilité.
- L’ENP relie plus de 30 pays pour des stratégies d’égalité via échanges et le nouveau plan andorran.
L’agente principale Clara Etchemendigaray Millan, représentante de l’Andorre au sein du European Network of Policewomen (ENP), continue de promouvoir la visibilité des femmes dans la police à travers des échanges internationaux et le nouveau plan d’égalité de la force.
Cette agente de 34 ans, originaire de Sant Julià de Lòria, sert dans la police depuis 12 ans, après avoir réussi l’examen d’entrée du premier coup en 2014 malgré une nervosité initiale. Auparavant dans l’administration, elle a rejoint les rangs mue par une vocation de toujours, soutenue par sa famille dont un oncle dans la force. Ses postes ont couvert la sécurité publique, la police communautaire, les frontières et l’immigration – son domaine actuel –, ainsi que la formation des recrues et des sessions de sensibilisation en milieu scolaire.
Déléguée ENP – au moins la troisième Andorrane dans ce rôle –, Etchemendigaray relie des agentes de plus de 30 pays pour partager des stratégies d’égalité. Elle a fait ses débuts en 2023 lorsque l’Andorre a accueilli une réunion et a récemment participé à l’assemblée internationale à Sarajevo. Le réseau aborde les barrières internes à la présence, à l’influence et à la prise de décision des femmes, tout en appliquant des perspectives de genre dans les interactions avec le public.
Les femmes occupent désormais des postes dans tous les domaines policiers, y compris des spécialités techniques comme la désactivation d’explosifs (TEDAX), les unités cynophiles, la police scientifique et le groupe d’intervention d’élite. Une commissaire en chef femme dirige au sommet de l’échelle supérieure. « Toutes les forces européennes ne peuvent pas se vanter d’avoir une femme dans le groupe d’intervention d’élite », a-t-elle noté, positionnant l’Andorre en bonne place parmi les membres de l’ENP.
Bien que numériquement dominée par les hommes et visuellement « masculinisée », la force ne présente aucun écart salarial, stigmate ou besoin de quotas. Toute femme qui réussit les examens obtient une place, contrairement à des pays plus grands comme la France ou l’Espagne. Les femmes représentent environ 10 % du corps, ce qui incite à davantage de candidatures. Etchemendigaray insiste sur la visibilité pour contrer les stéréotypes et créer des modèles, à l’image des efforts pour les scientifiques femmes. Les collaborations et publications ENP y contribuent, ainsi que les bénéfices pour les citoyens – comme des agentes assistant les victimes de violences, les mineurs, les fouilles ou les détenues femmes.
Le premier plan d’égalité de l’Andorre lui permet d’adapter des idées d’autres pays. Les membres d’Europe de l’Est, plus récents dans ces initiatives, bénéficient des expériences de la France, de l’Espagne et des pays anglo-saxons. La prochaine réunion ENP est prévue fin novembre, lieu en attente, ou éventuellement en 2027.
Etchemendigaray voit son travail ENP comme un défi partagé, qui ouvre les yeux sur des approches adaptables malgré la taille de l’Andorre. Elle choisirait à nouveau la police pour son développement professionnel et son service public, et encouragerait une fille à en faire autant. « Les limites sont celles que nous nous imposons », a-t-elle dit.
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