Parents pétitionnent pour défendre enseignante dans litige sur keffieh à Andorre
133 signatures soutiennent l'enseignante qui a contesté le keffieh palestinien de l'assistante comme symbole politique, face à des accusations de racisme et enquête interne en cours.
Points cles
- Parents remettent pétition avec 133 signatures soutenant enseignante contre keffieh palestinien de l'assistante
- Assistante dénonce racisme et propos 'sionistes', partage vidéos sur réseaux sociaux
- Fondation Meritxell lance enquête interne et réaffecte assistante indéfiniment
- Pétition insiste sur professionnalisme et neutralité laïque de l'école
Un groupe de parents de l’École française de Sant Julià de Lòria a remis une pétition comportant 133 signatures aux responsables de l’établissement, en soutien à un enseignant au cœur d’un différend avec une assistante d’éducation concernant son keffieh palestinien.
Le conflit, survenu la semaine dernière dans les couloirs de l’école et témoiné par certains élèves du primaire, a débuté lorsque l’enseignant a contesté le port du foulard en le qualifiant d’emblème politique inapproprié lié à la lutte armée ou au Hamas. L’assistante, embauchée par la Fundació Privada Nostra Senyora de Meritxell pour soutenir les opérations de l’école, a dénoncé du racisme et des propos « sionistes » de sa part. Elle avait déjà signalé un incident similaire aux autorités éducatives françaises – impliquant une critique de son port d’un maillot de l’équipe nationale du Maroc – sans suite.
Les tensions ont culminé lors d’une confrontation verbale entre les deux adultes, avec des voix élevées audibles des enfants à au moins une occasion. L’assistante a partagé des vidéos de ses accusations sur les réseaux sociaux, attirant une première attention médiatique avant de les supprimer. Elle a exprimé sa surprise face à l’ampleur de la réaction.
Les parents soutenant l’enseignant, qui a partagé un enregistrement audio résumant les faits, l’ont accusée d’avoir tenu des propos insultants à son encontre en son absence, comme « ce type est stupide » et « ce raciste de merde » devant des élèves. La pétition met en avant son professionnalisme, rejette les accusations de partialité et appelle au respect de la neutralité laïque de l’école, en invoquant les règles de sécurité andorranes et l’Accord d’éducation franco-andorran pour le protéger et apaiser les tensions.
La fondation Meritxell a lancé une enquête interne, recueillant les témoignages de toutes les parties impliquées pour établir les faits avant toute décision. Par précaution, elle a réaffecté l’assistante, jeune femme, hors de l’école pour une durée indéterminée, en qualifiant l’affaire d’interne. La fondation est restée muette publiquement au-delà de cette mesure.
Des responsables de la délégation éducative française ont tenu plusieurs réunions récentes avec les dirigeants de l’école, la fondation et l’assistante. D’autres assistantes d’éducation dans les établissements de Sant Julià ont rappelé qu’elle ne fait pas partie de leur effectif ministériel mais est une employée spécialisée de la fondation, exprimant des inquiétudes sur les répercussions pour leurs postes.
Des familles locales rapportent des frictions antérieures avec l’assistante, et l’épisode continue de susciter le débat dans la communauté. Aucune autre mesure n’a été prise.
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