Tribunal supérieur d'Andorre accorde 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention provisoire illégale
Le Tribunal supérieur d'Andorre a accordé 28 000 € à un homme détenu illégalement en détention provisoire pendant 103 jours pour des accusations de trafic de drogue.
Points cles
- Tribunal supérieur d'Andorre accorde 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention provisoire illégale pour trafic de drogue.
- 23 000 € pour préjudice moral, 4 968 € pour perte de revenus.
- Tribunal constitutionnel juge la détention contraire au droit à la liberté pour justification insuffisante.
- Gouvernement propose 7 543 €, procureurs 2 000 € ; tribunal rejette les deux.
Le Tribunal supérieur d'Andorre a accordé 28 000 € à un homme détenu illégalement en détention provisoire pendant 103 jours pour des accusations de trafic de drogue.
Les poursuites incluaient un trafic important de cocaïne, une consommation publique de drogue et une infraction mineure de consommation. Sa défense a demandé sa libération le 18 mars 2025, mais la Batllia et le Tribunal de Corts l'ont rejetée. Le 3 avril, le Tribunal de Corts a confirmé la détention, invoquant des risques pour l'enquête en cours et une enquête parallèle sur du trafic de drogue dans un établissement de nuit.
Le Tribunal constitutionnel a annulé cette décision le 14 juillet, jugeant la justification légalement insuffisante et une violation du droit à la liberté de l'homme. Il a reconnu son droit à une indemnisation. Le grand complet du Tribunal supérieur a fixé l'indemnité à 23 000 € pour préjudice moral et 4 968 € pour perte de revenus pendant la période où il aurait pu travailler.
L'arrêt a souligné que la détention illégale cause intrinsèquement un préjudice psychologique – tel que l'anxiété, la frustration et la détresse – ainsi qu'une séparation familiale, sans nécessiter de preuve spécifique. Il a estimé que les preuves incriminantes ou les peines potentielles futures n'annulent pas la violation des droits.
Le gouvernement n'a pas contesté l'indemnisation mais a suggéré 7 543 €, tandis que les procureurs ont proposé 2 000 €. Le grand complet les a rejetés, en se référant à la jurisprudence antérieure, et a ordonné le paiement intégral par l'État.
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