Veillée à Andorre-la-Vieille marque l'anniversaire du professeur de danse décédé et réclame des lois espagnoles plus sévères contre la conduite en état d'ivresse
La famille et les amis de Carlos Manuel Miguel Chozo, professeur de danse latine andorran tué dans un accident à Oliola en octobre dernier, se sont réunis à une soixantaine mardi soir sur la Plaça
Points cles
- Veillée à Andorre-la-Vieille marque le 37e anniversaire de Carlos Manuel Miguel Chozo, tué dans un accident à Oliola en octobre dernier.
- Une soixantaine de proches protestent contre la « violence routière » et réclament des lois espagnoles plus sévères contre la conduite sous emprise.
- Le conducteur accusé, alcoolisé et drogué, reste libre sans détention provisoire.
- La famille veut une réforme législative face à des peines clémentes inchangées depuis des décennies.
La famille et les amis de Carlos Manuel Miguel Chozo, professeur de danse latine andorran tué dans un accident à Oliola en octobre dernier, se sont réunis à une soixantaine mardi soir sur la Plaça Lídia Armengol à Andorre-la-Vieille. Cette veillée pacifique marquait ce qui aurait été son 37e anniversaire et relançait les appels à des peines espagnoles plus sévères contre les conducteurs sous l'emprise d'alcool ou de drogue.
Organisée sous la bannière de l'opposition à la « violence routière », les participants – parents, amis et membres de la communauté – ont réclamé des lois plus strictes et une vraie responsabilité dans l'affaire Chozo. Ils ont souligné que le conducteur, accusé d'être sous l'emprise d'alcool et de drogue, a évité la détention provisoire et a repris ses activités quotidiennes, y compris le travail et les sorties au bar, pendant que la famille est en deuil.
Mònica Miguel Chozo, la sœur de la victime, s'est adressée à la foule sans système de sonorisation fonctionnel, exprimant sa colère face à cette disparité. « Nous voulons une vraie justice : une personne continue sa vie... et nous n'avons pas revu notre frère depuis sept mois », a-t-elle déclaré. Elle a noté que si tout le monde peut avoir un accident par distraction, la conduite sous emprise est inacceptable, et que les dispositions du code pénal espagnol – inchangées depuis près de trois décennies – ne dissuadent pas. Des peines plus sévères, a-t-elle argué, feraient réfléchir les conducteurs à deux fois.
La famille cherche un avocat espagnol pour pousser à une réforme législative, bien que beaucoup aient refusé l'affaire. Leur objectif n'est pas financier mais un changement systémique pour garantir de vraies punitions, car les sanctions actuelles permettent aux suspects de rester libres jusqu'au jugement définitif – et souvent d'éviter la prison si moins de deux ans. Ils espèrent lancer un débat en Espagne et pourraient solliciter un soutien institutionnel andorran, bien qu'aucune voie légale viable n'existe encore.
Un pasteur a dirigé des prières louant l'esprit joyeux de Chozo, suivies de chants, de slogans et du lâcher de 37 ballons blancs – un pour chaque année de sa vie. Les participants portaient des T-shirts avec son image et des slogans contre la conduite sous emprise. Des agents de la GSMO ont encadré l'événement avec des gyrophares bleus.
L'accident s'est produit dans la nuit du 5 octobre alors que Chozo rentrait d'un événement à Barcelone avec sa compagne espagnole, dont les blessures attendent encore une expertise médico-légale. L'affaire est dans les dernières phases d'instruction au tribunal de Balaguer avant transfert à Lleida pour le procès. Aucune autre mise à jour procédurale n'était disponible.
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