Retour a l'accueil
Autres·

Tribunal des Corts examine l’affaire d’agression du carnaval d’Encamp de 2019 avec demande de classement de la victime

Les audiences orales révèlent des versions contradictoires d’une rixe violente au carnaval, la victime appelant à clore la procédure après des réconciliations.

Points cles

  • Deux jeunes accusés d’avoir frappé et kicksé un homme de 29 ans défendant une fille harcelée au carnaval d’Encamp en 2019.
  • La victime, fracturée du nez et contusionnée, veut arrêter le procès après excuses des accusés.
  • Les accusés nient, disent avoir médié dans une rixe chaotique de 30-100 personnes ; témoins contestent les détails.
  • Procureurs demandent amendes et sursis malgré désistement de la victime, évoquent pacte de silence.

Le Tribunal des Corts examine l’affaire d’agression lors du carnaval d’Encamp de 2019, marquée par des témoignages contradictoires et la demande de la victime de clore la procédure

Le Tribunal des Corts a tenu des audiences orales sur des chefs d’accusation de blessures graves portés contre deux jeunes hommes soupçonnés d’avoir attaqué un homme de 29 ans qui était intervenu pour défendre une fille contre des remarques harcelantes pendant les festivités du carnaval d’Encamp dans la nuit du 3 mars 2019. Les experts médico-légaux ont confirmé la fracture nasale de la victime nécessitant une opération chirurgicale, ainsi que des contusions aux côtes et d’autres blessures compatibles avec des coups de poing et de pied alors qu’il était au sol.

La victime a raconté s’être approché d’un groupe de jeunes à cause de remarques sexuelles telles que « viens t’amuser et nous sucer tous », ce qui a déclenché une agression l’envoyant à l’hôpital. Lors du procès cependant, il a exprimé le souhait d’arrêter la procédure, affirmant avoir parlé avec les accusés, reçu leurs excuses, et ne plus vouloir prolonger l’affaire. « On était des gamins ; en discuter peut tout résoudre », a-t-il dit, en renonçant à toute compensation et en exprimant des doutes sur leur implication directe.

L’accusé de 26 ans a maintenu qu’il n’avait fait que séparer les combattants et aider la victime à se relever, tandis que l’autre, mineur à l’époque, a nié toute participation, affirmant avoir appris l’enquête deux ans plus tard. Des témoins de la défense ont décrit une rixe chaotique « tous contre tous » impliquant 30 à 100 personnes près du centre sportif, présentant au moins un accusé comme médiateur.

Les témoignages du côté de la victime divergent, avec des déclarations initiales mentionnant six à huit agresseurs, une autre estimant quatre à cinq, et la cousine de la victime identifiant un accusé comme le frappant à plusieurs reprises. Elle l’a reconnu sur des photos de police et a sorti son parent de la scène. Un ami a placé les deux accusés au milieu de la bagarre mais a été interrogé sur ses identifications précises. Un témoin de l’accusation a admis être sous l’emprise de l’alcool.

Les procureurs ont évoqué un « pacte de silence », pointant des témoins de la défense tardifs, des messages suggestifs et une vidéo contredisant les déclarations antérieures incriminantes d’un témoin. Ils ont requis une enquête pour parjure contre cette personne, ont abandonné les demandes civiles en raison du désistement de la victime, et ont demandé 2 476 € d’amende chacun, un an de prison avec sursis pour l’adulte, et des mesures éducatives pour le mineur.

La procédure reste en cours alors que le tribunal délibère sur les peines.

Partager l'article via