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Serveur portugais condamné à six mois avec sursis pour insultes racistes contre chef péruvien en Andorre

Le tribunal des Corts a infligé une peine de prison suspendue et une interdiction de contact de quatre ans à un serveur temporaire pour harcèlement xénophobe répété dans un restaurant de Pas de la Casa.

Points cles

  • Tribunal des Corts condamne serveur portugais temporaire à 6 mois de prison avec sursis pour harcèlement raciste répété.
  • Victime, chef péruvien à Pas de la Casa, visé par des insultes comme 'sudaca de mierda' et 'latino de mierda'.
  • Peine inclut interdiction de contact de 4 ans, suspendue pour même durée.
  • Accusé nie le racisme, évoque problèmes d'hygiène du chef ; parquet réclamait peine plus lourde.

Le tribunal des Corts a condamné un serveur temporaire portugais à six mois de prison avec sursis pour avoir harcelé de manière répétée un chef péruvien avec des insultes racistes dans un établissement de Pas de la Casa. Le jugement, rendu mardi après une audience orale le 22 avril, impose également une interdiction de contact avec la victime pendant quatre ans, la peine de prison étant suspendue pour la même durée.

Les juges ont estimé que l’accusé avait proféré des insultes xénophobes et discriminatoires répétées contre l’homme péruvien en raison de ses origines latino-américaines. Parmi les insultes prouvées figurent « sudaca de mierda », « latino de mierda » et d’autres références dérogatoires à la nationalité de la victime, que le plaignant a décrites comme un phénomène régulier sur leur lieu de travail commun.

À l’audience, le travailleur péruvien a confirmé sa plainte, détaillant les attaques verbales humiliantes qu’il subissait de manière routinière. L’accusé a nié toute motivation raciste, attribuant les conflits aux prétendues mauvaises pratiques du chef, comme des problèmes d’hygiène qui auraient dissuadé le personnel de manger sur place.

La peine est inférieure à celle, plus sévère, initialement requise par le parquet, bien que le tribunal ait confirmé la responsabilité pénale de l’accusé pour les faits établis.

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