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Le « voleur au marteau » d’Encamp condamné à 4 ans pour braquage d’hôtel

Un juge du Tribunal de Corts a prononcé une peine réduite de quatre ans contre ce jeune homme d’Encamp, qui a utilisé un marteau pour vider le coffre d’un hôtel, menacer le personnel et dégrader des biens après consommation de drogue.

Points cles

  • 2 ans ferme + 2 ans avec sursis, contre 6,5 ans requis
  • Coupable de vol qualifié au marteau, tentatives d’effraction, possession de drogue
  • Indemnités : 718 € au conseil communal, 5 000 € à la réceptionniste menacée
  • Arrêté après aveux sur une nuit de délires sous alcool et cocaïne le 23/08/2025

Un jeune homme d’Encamp, surnommé le « voleur au marteau », a été condamné à quatre ans de prison par le Tribunal de Corts pour le braquage d’un hôtel situé au centre de la paroisse le 23 août 2025.

La décision de première instance prononce deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis. Cela représente une réduction substantielle par rapport à la demande du parquet de six ans et demi d’incarcération. Le prévenu, détenu à la prison de La Comella depuis peu après les faits, a déjà purgé près d’un an de détention provisoire.

Le tribunal l’a reconnu coupable sur quatre chefs d’accusation : vol qualifié avec usage d’une arme, tentative d’effraction, tentative de cambriolage d’une résidence habitée, et détention et consommation de stupéfiants. Il écope d’une amende de 1 000 € couvrant l’ensemble des infractions, plus les frais de justice.

Il devra indemniser le conseil communal d’Encamp de plus de 600 €—ou précisément 718,20 € comme réclamé—pour les dégradations des vitres de l’office de tourisme et le préjudice moral lié à sa tentative d’effraction antérieure cette nuit-là. La décision impose également 5 000 € de dédommagement à la réceptionniste de nuit, qu’il a menacée avec un marteau et forcée à lui remettre un peu moins de 900 € de la caisse. La réceptionniste a témoigné avoir craint pour sa vie et subir des effets psychologiques durables qui ont ébranlé son sentiment de sécurité au travail.

La série d’incidents survenus tôt le matin faisait suite à une consommation abondante d’alcool et de cocaïne. Le prévenu avait accédé à un jardin privatif avant de pénétrer dans l’hôtel. La police l’a identifié et arrêté deux jours plus tard ; il a pleinement avoué lors du procès, imputant son geste à un épisode dépressif et impulsif lié aux drogues.

La peine réduit fortement la demande initiale du parquet tout en le rendant responsable sur l’ensemble des chefs d’accusation.

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