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Sept condamnés de l’opération Llops font appel devant la Haute Cour d’Andorre

Le principal accusé demande une réduction de 6 à 4 ans pour bonne conduite et besoins familiaux au Pérou. Les procureurs défendent les peines sur preuves de drogue.

Points cles

  • Le principal accusé veut passer de 6 à 4 ans, citant aveu, remords, casier vierge et difficultés familiales.
  • Procureurs maintiennent 6 ans pour trafic de 271 g de cocaïne, aveu tardif après preuves.
  • Autres six contestent preuves WhatsApp sur 'vêtements' et demandent acquittements ou réductions.
  • Audience en cours avec plaidoiries finales à la Haute Cour.

La Haute Cour de Justice d’Andorre examine les appels de sept personnes condamnées dans le cadre de l’opération Llops sur le trafic de cocaïne, le principal accusé demandant une peine réduite à quatre ans de prison — trois ans à purger et le reste remplacé par une expulsion définitive du Principat.

Son avocate a plaidé que la peine initiale de six ans prononcée par le tribunal des Corts était disproportionnée. Elle a mis en avant l’aveu des faits par l’accusé lors du procès, son remords sincère, son absence d’antécédents judiciaires et son comportement exemplaire pendant plus de deux ans à la prison de La Comella, où il a travaillé et étudié. La défense a souligné que sa famille était rentrée au Pérou pour des raisons financières après son arrestation, laissant ses jeunes enfants — dont un avec des besoins spéciaux — dans une situation précaire. L’avocate a averti qu’une longue peine nuirait au bien-être des mineurs, dégraderait la santé mentale de l’accusé et entraverait sa réinsertion, son seul objectif étant de rentrer chez lui et de repartir de zéro.

Les procureurs se sont opposés à la demande, estimant que le tribunal des Corts avait déjà réduit la peine initiale de deux ans en tenant compte de l’aveu — formulé seulement lors de l’audience orale, après la présentation de preuves accablantes. Ils ont insisté sur le rôle de l’accusé dans le trafic de 271 grammes de cocaïne et jugé la peine de six ans appropriée.

Les défenses des six autres condamnés — trois classés comme trafiquants et trois comme consommateurs — ont réclamé des acquittements ou des réductions de peine, arguant que les condamnations reposaient sur des preuves insuffisantes et des interprétations erronées. Les avocats ont contesté les messages WhatsApp mentionnant des « vêtements » et de la « nourriture » comme preuves d’achats de drogue, affirmant qu’ils manquaient de liens directs avec des transactions et violaient la présomption d’innocence. Un avocat a également invoqué une partialité de la sentence, alléguant qu’un juge des Corts avait perdu son impartialité par certaines questions posées au procès.

Les procureurs ont défendu toutes les condamnations, citant un schéma clair de trafic dans les échanges — impliquant des grammes, des rendez-vous et des accords — et ont exhorté la cour à confirmer les peines.

L’audience se poursuit avec les plaidoiries finales des autres défenses.

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