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Parquet andorran conteste la peine légère pour vol armé à l’hôtel d’Encamp

Les procureurs font appel d’une condamnation à deux ans de prison pour un vol à main armée dans un hôtel d’Encamp, reprochant à la justice d’avoir ignoré des tentatives de vol antérieures et une préméditation lors d’une série d’incidents à l’aube avec un marteau.

Points cles

  • Procureurs demandent d’annuler la peine de 2 ans pour un jeune d’Encamp après vol armé à l’hôtel le 23 août.
  • Appel reproche au tribunal d’avoir ignoré des tentatives de vol à l’office de tourisme et un bâtiment avant l’hôtel.
  • L’homme portait un masque, des vêtements sombres et un marteau ; préméditation malgré drogue/alcool selon l’accusation.
  • Défense veut confirmer la peine, affirmant absence de preuve d’intention de vol dans les incidents antérieurs.

Le parquet public d’Andorre a demandé à la Cour supérieure d’annuler une décision de la Cour des Corts prononçant une peine de deux ans de prison ferme contre un jeune homme d’Encamp pour un vol à main armée dans un hôtel, estimant que le jugement a passé sous silence des infractions clés et la véritable intention de l’accusé au cours d’une série d’incidents survenus tôt le matin.

L’appel, déposé aujourd’hui, conteste le jugement initial relatif aux faits du 23 août dernier. Les procureurs avaient requis six ans et demi de prison et reprochent désormais à la décision d’avoir adopté une approche « excessivement formaliste ». Ils estiment qu’elle n’a pas pris en compte l’ensemble des infractions découlant des faits, y compris d’éventuels tentatives de vol avec violence dans les épisodes antérieurs au-delà des dégradations déjà relevées.

Selon l’accusation, l’homme est sorti de chez lui à l’aube le visage couvert pour éviter d’être reconnu et muni d’un marteau. Il a d’abord tenté d’entrer à l’office de tourisme d’Encamp, s’est ensuite dirigé vers un autre bâtiment — précédemment qualifié de domicile sur la Carrer Estret — avant d’arriver à l’hôtel, où il a menacé la réceptionniste et obtenu de l’argent. Ce enchaînement d’actions, arguent les procureurs, démontre une intention claire de voler dès les incidents initiaux, indépendamment de la qualification juridique des faits dans l’ordre de traitement.

Le jugement initial avait qualifié ces événements antérieurs principalement de dégradations et d’intrusion, après que l’homme eut consommé de l’alcool et des stupéfiants. Les procureurs invoquent aussi sa situation financière et sa tenue — vêtements sombres et marteau — comme preuves d’une préméditation.

La défense a invité la Cour supérieure à rejeter l’appel et à confirmer la peine en se fondant sur les infractions débattues au procès. Elle affirme qu’aucune intention claire de voler n’a été prouvée dans les incidents à l’office de tourisme ou au domicile, l’accusé affirmant n’avoir cherché qu’à causer des dégradations sans connaissance de la présence d’argent. Introduire à présent des chefs de vol reviendrait, selon elle, à élargir le cadre d’accusation et à porter atteinte au droit de la défense.

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