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Agriculteurs français bloquent la RN20 à Sabart contre les abattages pour la dermatite nodulaire

Les agriculteurs de l’Ariège maintiennent leur barrage au rond-point de Sabart au 5e jour, détournant les poids lourds et bloquant les bus vers Andorre, réclamant des abattages ciblés.

Synthese a partir de :
AltaveuEl PeriòdicDiari d'AndorraBon DiaARA

Points cles

  • Barrage RN20 à Sabart entré dans son 5e jour, détournement camions >19 t et bus ; aucun bus français n’a atteint Andorre mardi.
  • 207 bovins abattus dans une ferme ; agriculteurs veulent abattages ciblés, vacciner 600k-1M bovins sud-ouest, preuves d’efficacité.
  • Ministre de l’Agriculture visite Occitanie, annonce vaccination élargie ; Andorre déplore pertes touristiques à Pas de la Casa.
  • Accès filtré levé à Latour-de-Carol et Vilafranca ; menaces de coupures totales la semaine prochaine.

Les agriculteurs français protestant contre les abattages pour dermatite nodulaire ont maintenu leur barrage de la RN20 au rond-point de Sabart à Tarascon-sur-Ariège jusqu’au soir de lundi, avec entre 70 et 120 manifestants présents aux côtés de tracteurs et de camions. Cette action, entrée dans son cinquième jour depuis vendredi, a forcé les véhicules lourds de plus de 19 tonnes, les bus et les caravanes à emprunter des détours de montagne étroits comme la RD20, tandis que les véhicules légers ont connu des retards. Aucun bus en provenance de France n’a atteint Andorre mardi en raison des restrictions.

La mobilisation, menée par le président de Coordination Rurale de l’Arieja Sébastien Durand, s’oppose aux abattages de troupeaux entiers après l’abattage de 207 bovins dans une exploitation à Bordes-sur-Arize suite à un cas confirmé. Les agriculteurs exigent des abattages ciblés, une extension nationale de la vaccination à 600 000-1 million de bovins dans le sud-ouest de la France, et des preuves d’efficacité du vaccin. Durand a averti d’un maintien indéfini des barrages, y compris des actions directes potentielles à Pas de la Casa, pour attirer l’attention de Paris. Le porte-parole des agriculteurs français de Cerdagne Christian Tallant a fait écho, menaçant de coupures totales la semaine prochaine sans changement de politique avant les vacances scolaires.

L’accès filtré s’est poursuivi par intermittence à Latour-de-Carol (Tor de Querol) et Vilafranca de Conflent (RD66), mais les deux ont été levés dimanche soir après des efforts diplomatiques andorrans. Un barrage prévu à la jonction Croisade a été évité grâce à des contacts avec la préfecture. La ministre française de l’Agriculture Annie Genevard s’est rendue en Occitanie lundi pour des discussions avec les agriculteurs et le lancement d’une vaccination bovine, annonçant un déploiement plus large et des mesures sanitaires renforcées. Les résultats restent en attente.

Pas de la Casa a le plus souffert, avec des rues plus calmes qu’un week-end d’hiver typique et une forte baisse des visiteurs français. Deux bus transportant 150 personnes et un car de club de ski ont fait demi-tour samedi ; les commerçants comparaient l’activité à celle d’un jour ouvrable. Le président de la Chambre de Commerce Josep Maria Mas et le commerçant Fabrice Dupré, parlant au nom du Conseil économique et social, ont signalé des pertes et averti des risques pour Noël, y compris NeuFest. Le président de l’association Òscar Ramon a noté des impacts modérés pour l’instant mais a signalé des menaces sur la campagne de Noël. Le conseiller de Encamp Nino Marot a confirmé les effets.

Le gouvernement andorran a pressé les préfectures françaises, soulignant que la Principauté « ne peut pas être la principale victime » d’un conflit qu’elle n’a pas provoqué. Le ministre de l’Agriculture Guillem Casal a salué la prévention de l’action à Croisade, noté que plus de 70 % des troupeaux locaux sont vaccinés avec un objectif de 100 % sous restrictions de mouvement à court terme, et compris les griefs sans proposer de résolution. Les frontières sont restées ouvertes, quoique ralenties.

Le chef de file de l’opposition au Parti social-démocrate Pere Baró a déposé des questions écrites lundi, demandant des détails sur les efforts diplomatiques, les renseignements français, les plans de contingence, les évaluations économiques et les impacts à Pas de la Casa, citant des effets « réels » sur le tourisme et la vie quotidienne.

Les autorités recommandent de vérifier l’état des routes, d’anticiper des retards et d’éviter les déplacements non essentiels, la situation dépendant du dialogue Paris-Occitanie.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :