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Agriculteurs français bloquent indéfiniment la RN20 pour les abattages de vaches

Les agriculteurs de l’Ariège, au sixième jour de leur blocus de tracteurs au sud de Tarascon-sur-Ariège, protestent contre les protocoles de la maladie nodulaire et menacent l’accès à la frontière andorrane.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicAltaveuBon DiaARA

Points cles

  • 70-120 tracteurs bloquent la RN20 à Sabart ; blocus indéfini jusqu’à changement des protocoles.
  • Menaces de couper l’accès au Pas de la Casa si pas de solutions d’ici fin de semaine.
  • RD20 bloquée par arbres abattus ; poids lourds déviés via Puymorens.
  • Gouvernement étend vaccinations en Occitanie mais syndicats exigent déploiement plus large.

Les agriculteurs français ont poursuivi mardi leur blocus de la RN20 au rond-point de Sabart, au sud de Tarascon-sur-Ariège, avec 70 à 120 tracteurs, camions et manifestants sur place. Cette action, entrée dans son sixième jour depuis vendredi après l’abattage de 207 vaches dans une ferme de Bordes-sur-Arize en raison de la maladie nodulaire, ne montre aucun signe d’assouplissement alors que les organisateurs attendent les résultats des réunions de la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard avec les syndicats à Toulouse.

Le président de la Coordination rurale de l’Ariège, Sébastien Durand, a averti qu’ils tiendraient le site indéfiniment – potentiellement jusqu’à la nouvelle année – sauf changement des protocoles, menaçant des files d’attente jusqu’au poste-frontière du Pas de la Casa pour faire pression sur Paris. « Nous couperons la route du Pas de la Casa aussi longtemps que possible », a déclaré Durand, ajoutant que les agriculteurs disposent de chauffages et d’abris pour tenir. Christian Tallant, des agriculteurs de la Cerdagne française, a repris cette menace, affirmant qu’en l’absence de solutions d’ici la fin de la semaine, « la semaine prochaine nous couperons tout », y compris tout accès à Andorre, après notification à la préfecture de l’Ariège. Les syndicats rejettent les abattages de troupeaux entiers, exigeant des abattages sélectifs, des vaccinations à l’échelle nationale au-delà des zones limitées, et des preuves d’efficacité vaccinale face aux rapports de propagation de la maladie vers le sud.

L’escalade nocturne a inclus l’« opération castor », consistant à abattre environ 100 arbres pour bloquer la RD20 parallèle en montagne. Les véhicules de plus de 19 tonnes, bus et camions inclus, doivent faire un détour par les Pyrénées-Orientales via le tunnel de Puymorens ou le train jusqu’à L’Hospitalet. Les véhicules légers de moins de 2,20 mètres de large utilisent la RD123 étroite et sinueuse dans les deux sens, avec une extrême prudence recommandée. Les services de bus réguliers d’Andorre-la-Vieille vers la France sont restés suspendus mardi, de nouvelles mobilisations étant prévues en milieu de semaine dans les Pyrénées-Orientales.

Les blocus de Tour de Querol et Vilafranca de Conflent ont été levés dimanche après des efforts diplomatiques andorrans, qui ont aussi évité une coupure à La Croisade. Genevard a annoncé une extension des vaccinations en Occitanie visant 600 000 à un million de bovins et des mesures sanitaires renforcées, mais les syndicats sont repartis frustrés, réclamant un déploiement plus large. Une centaine de maires de l’Ariège ont manifesté à Foix pour une révision des protocoles. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une réunion d’urgence à Paris avec ministres et préfets pour accélérer les vaccinations.

Les perturbations ont vidé les rues du Pas de la Casa en pleine saison de ski, stoppant le commerce et des événements comme le NeuFest. Le commerçant Fabrice Dupré n’a signalé que deux petites ventes locales lundi, sans touristes ni visiteurs espagnols. Le président de la Chambre de commerce, Josep Maria Mas, a noté que 150 passagers ont été refoulés samedi, et le président de l’association des commerçants, Òscar Ramon, a comparé les volumes à ceux d’un jour ouvrable. Une action prolongée met en péril la campagne de Noël.

Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal, chargé de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, a fait état de contacts continus avec les préfectures françaises et les organisateurs de base depuis vendredi. Andorre « ne peut être la victime » d’un conflit externe malgré la sympathie pour les griefs des agriculteurs, a-t-il déclaré, créditant la pression pour avoir évité La Croisade et d’autres blocus. Le Principat n’offre pas de solution mais insiste sur un accès libre en pleine période touristique hivernale, y compris une aide comme des vétérinaires pour les vaccinations. Plus de 70 % des élevages bovins andorrans sont vaccinés, visant 100 % bientôt, avec restrictions de mouvement, désinfection et certificats sans maladie appliqués. Casal a noté les difficultés à négocier avec des groupes de base non structurés.

Le socialdémocrate Pere Baró a soumis des questions parlementaires demandant des détails sur les efforts diplomatiques, les estimations de durée, les plans de contingence, les impacts économiques sur le Pas de la Casa et les protections contre les dommages collatéraux.

Les autorités conseillent de suivre la circulation et d’utiliser les détours. Les syndicats français signalent d’autres actions en l’absence de concessions.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :