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Les agriculteurs français lèvent les blocages frontaliers andorrans après les manifestations contre la maladie nodulaire

Les barrages de Tarascon et d'Ur levés, rétablissant l'accès par la RN20 et les routes de montagne, bien que les agriculteurs promettent des actions intensifiées dès janvier si leurs demandes ne sont pas satisfaites.

Synthese a partir de :
Bon DiaEl PeriòdicARAAltaveuDiari d'Andorra

Points cles

  • Barrage de Tarascon levé lundi soir, d'Ur samedi, normalisant l'accès à Pas de la Casa.
  • Les agriculteurs exigent des protocoles alternatifs pour les troupeaux, vaccinations élargies, rejettent l'aide de 11 M€ comme insuffisante.
  • Manifestations contre les abattages pour maladie nodulaire et accord UE-Mercosur ; actions intensifiées au 5 janvier.
  • Entreprises andorranes touchées : débitants de tabac -90 %, restaurants 50 % d'annulations, transports publics reprennent.

Les agriculteurs français ont levé leurs barrages routiers à Tarascon en Ariège et à Ur en Cerdagne, rétablissant l'accès normal à Andorra par la RN20 et les routes de montagne alternatives comme la RD20 (Ruta de les Corniches) et la RD123.

Le département de la Mobilité d'Andorre a confirmé lundi après-midi que les autorités françaises avaient levé le barrage de Tarascon au rond-point de Sabart, un lien clé entre Toulouse et Andorre. L'accès à Pas de la Casa est désormais normal, bien que les véhicules de plus de 19 tonnes soient soumis à des restrictions liées à la météo côté français. Le barrage d'Ur a pris fin samedi après-midi, rouvrant la RD20 et la RD123, cette dernière limitée aux véhicules de moins de 2,20 mètres de large. Les autorités recommandent la prudence sur ces routes sinueuses et des vérifications en temps réel via le profil du trafic frontalier. La neige et les débris des manifestations ont retardé la normalisation complète pendant la nuit, mais la circulation s'est depuis améliorée.

Les rapports antérieurs indiquaient que le barrage de Tarascon persisterait jusqu'à mardi, mais les syndicats agricoles, dont la Confédération paysanne d'Ariège, Coordination Rurale 09 et les Éleveurs de montagne d'Ariège, l'ont levé lundi soir. Dans une déclaration commune, ils ont qualifié ce retrait non pas d'abandon mais d'une pause pour se renforcer, promettant de poursuivre le combat contre les abattages totaux de troupeaux au milieu d'une épidémie de maladie nodulaire. Ils ont critiqué les réponses gouvernementales comme politiquement motivées, rejeté un fonds d'aide de 11 millions d'euros comme insuffisant, et exigé des protocoles alternatifs, des zones de vaccination élargies et des injections plus rapides en Ariège. Aucune trêve de Noël n'est prévue, les négociations reprenant au 5 janvier. Le porte-parole de la Cerdagne, Christian Tallant, a confirmé les retraits mais averti d'actions intensifiées à cette date si les demandes restent insatisfaites. Les manifestations se poursuivent ailleurs dans le sud de la France.

Les barrages ont isolé Pas de la Casa pendant le week-end, vidant les rues et faisant chuter les revenus. Les débitants de tabac ont signalé des recettes aussi basses que 200 € contre 2 000 € habituellement, les restaurants plus de 50 % d'annulations, et les boutiques de vêtements jusqu'à 70 % de clients en moins. Les supermarchés s'en sont mieux sortis grâce au commerce local. Certains restaurateurs ont minimisé l'impact, citant des dépenses stables des groupes portugais et brésiliens en long séjour, avec des facturations environ 15 % en dessous de la normale – loin des niveaux pandémiques. Les alternatives n'ont ajouté que 5-10 minutes aux trajets, bien que les camions et bus ne puissent pas passer.

Les transports publics rebondissent : Andbus prévoit de reprendre les services Andorra la Vella-Toulouse et aéroport de Blagnac mardi après des retards logistiques, tandis que la ligne Ax-les-Thermes de Hife a fonctionné sans interruption.

Les problèmes météo persistent séparément, avec des alertes verglas sur la CG-2 au Port d’Envalira, la CG-3 près d'Arcalís et la CG-4 au Coll de la Botella, plus des interdictions pour les véhicules de 19 tonnes et l'obligation d'équipements hiver sur la RN-22, RN-20 et RN-320. De nouvelles manifestations d'agriculteurs restent possibles. Les actions s'opposent aussi à l'accord UE-Mercosur, perçu comme introduisant des importations sud-américaines déloyales de viande, sucre, riz, miel et soja. Le président Macron a reporté la signature, citant des garanties insuffisantes pour les producteurs.

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