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Deux Andorrans libérés après qu'une vidéo écarte les soupçons de viol du Nouvel An

Deux résidents de Pas de la Casa relâchés après 48 heures de garde à vue pour agression présumée sur une touriste de 17 ans ; images montrent un consentement malgré l'ivresse.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveuEl PeriòdicARA

Points cles

  • Touriste de 17 ans signale agression après s'être réveillée sans pantalon dans un appartement suite à beuverie en discothèque.
  • Deux hommes de 23-24 ans arrêtés ; vidéo du premier montre rapport sexuel consenti, sans violence.
  • Magistrat juge que l'alcool n'annule pas le consentement ; accusations de viol abandonnées.
  • Premier homme poursuivi pour diffusion potentielle non autorisée de vidéo ; second libéré sans charges.

Deux résidents de Pas de la Casa, âgés de 23 et 24 ans, ont été libérés tôt dimanche matin après près de 48 heures en garde à vue pour suspicion d'infraction sexuelle contre une touriste de 17 ans dans les premières heures du 1er janvier.

L'affaire a commencé lorsque le personnel hospitalier de Nostra Senyora de Meritxell a activé le protocole code violet après l'arrivée de la jeune fille, confuse et angoissée. Elle s'était réveillée dans un appartement privé sans son pantalon, craignant avoir été agressée après une forte consommation d'alcool dans une discothèque de Pas de la Casa. La police a arrêté le premier homme cet après-midi-là vers 18h le 1er janvier. Le second a été interpellé le lendemain matin vers 8h à Canillo. Les premières investigations ont envisagé la possibilité d'une agression collective, la jeune fille indiquant que les deux hommes étaient impliqués.

Les hommes ont comparu devant le magistrat de permanence samedi après-midi. Une vidéo enregistrée sur le téléphone portable du premier suspect – montrant le rapport sexuel avec lui et un consentement apparent, sans violence ni opposition – s'est révélée décisive. Malgré un haut niveau d'intoxication chez la jeune fille, les hommes et les autres personnes présentes dans l'appartement, le magistrat a jugé que l'alcool n'annulait pas le consentement, appuyé par les images et d'autres preuves. Les accusations de viol ont été abandonnées.

Le second homme, présent mais n'ayant pas participé, a été libéré sans charges. Le premier a été relâché en liberté provisoire mais mis en cause pour une infraction à la liberté sexuelle liée à un possible partage ou diffusion non autorisée de l'enregistrement. Aucune autre vidéo n'a été confirmée, et la jeune fille n'a pas porté plainte concernant une vidéo. L'enquête reste ouverte sur ce point.

La police met en avant les difficultés de ce type d'affaires en contexte de consommation d'alcool, notant plusieurs arrestations similaires récemment en Andorre. Les autorités insistent sur une analyse minutieuse pour éviter des conclusions hâtives alors que les perceptions peuvent changer avec la sobriété.

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