Andorre porte l'âge du consentement sexuel à 16 ans avec exception pour proximité d'âge
Le gouvernement andorran finalise des réformes du Code pénal pour relever l'âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans, en autorisant les relations pour les 14-15 ans.
Points cles
- Âge du consentement porté à 16 ans ; 14-15 ans OK si partenaire <5 ans plus âgé ; <14 ans interdit.
- Prostitution numérique via réseaux sociaux : amendes ; promotion punissable.
- Images sexuelles non consenties et manipulation photo par IA criminalisées.
- Objectif d'approbation en mars, en réponse aux avis d'experts sur les risques modernes.
Le gouvernement andorran finalise des modifications du Code pénal qui porteront l'âge du consentement sexuel à 16 ans, contre 14 actuellement, tout en introduisant une exception limitée pour les relations impliquant des personnes âgées de 14 ou 15 ans.
Sous les réformes proposées, le consentement sexuel exigera en général que les personnes aient au moins 16 ans. Cependant, les relations seront autorisées dès 14 ans si l'écart d'âge entre les partenaires ne dépasse pas cinq ans. Toute activité en deçà de 14 ans reste strictement interdite. La ministre de la Justice et de l'Intérieur, Ester Molné, a qualifié ce changement de « hautement significatif », notant qu'il répond aux avis d'experts incluant procureurs, le Défenseur des citoyens et d'autres instances qui plaidaient pour un relèvement du seuil.
Molné a détaillé le projet lors d'un entretien avec *Altaveu*, précisant que le gouvernement vise une approbation du texte en mars pour le soumettre au Parlement. L'exécutif avait précédemment refusé de soutenir un projet de loi similaire du parti Concòrdia, car il élaborait déjà sa propre version. Elle a souligné que les relations entre adolescents de âges proches — comme un 14 ans et un 19 ans — ne seraient pas qualifiées de viol.
Les réformes abordent aussi les activités sexuelles numériques. Proposer des relations sexuelles ou un comportement similaire via les réseaux sociaux sera qualifié de prostitution numérique, à l'image de plateformes comme OnlyFans. Si la prostitution volontaire en elle-même n'est pas pénalement réprimée, les utilisateurs surpris à y accéder s'exposeront à des amendes administratives. La promotion ou la facilitation de ces actes sera punissable, comme pour la prostitution traditionnelle.
Des dispositions supplémentaires visent le harcèlement en ligne et la manipulation d'images. L'envoi d'images ou de contenus sexuels à quelqu'un sans son consentement deviendra un délit. La modification de photos — comme l'usage d'IA pour déshabiller ou sexualiser une personne — sera également pénalisée.
Ces mesures visent à adapter la loi andorrane aux risques numériques modernes tout en clarifiant les règles de consentement. Le Parlement n'a pas encore débattu du projet de loi.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :