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Andorran condamné pour agression sexuelle sur sa colocataire, recours croisés des deux parties

Un résident colombien de 33 ans condamné pour agression sexuelle sur sa colocataire a suscité des appels de la part du parquet et de la défense devant le Tribunal Superior de Justícia d'Andorre.

Synthese a partir de :
La Veu LliureDiari d'Andorra

Points cles

  • Colombien condamné en Andorre pour agression sexuelle sur colocataire, 6 ans dont 20 mois purgés.
  • Parquet appelle à 9 ans, arguant que la peine favorise le statut étranger permettant substitution par expulsion.
  • Défense demande acquittement pour preuves insuffisantes.
  • Cour supérieure examinera les recours sur condamnation et peine.

Un résident colombien de 33 ans condamné pour agression sexuelle sur sa colocataire a suscité des appels de la part du parquet et de la défense devant le Tribunal Superior de Justícia d'Andorre.

Un homme de 33 ans, résident colombien, a été condamné par le Tribunal de Corts à six ans de prison, dont 20 mois à purger — équivalent à sa détention provisoire —, plus 15 ans d'expulsion du Principat et une interdiction d'approcher la victime pendant 12 ans. Le parquet demande désormais une peine de neuf ans, conforme à sa requête initiale au procès, tandis que la défense réclame un acquittement pour manque de preuves.

Le parquet estime que la peine favorise l'accusé en raison de son statut d'étranger, qui permet de substituer une partie de la peine de prison par une expulsion conformément à l'article 65.3 du Code pénal. Ce mode d'exécution réduit le temps effectif en prison, bien que toute réentrée avant la fin de l'expulsion entraîne l'exécution intégrale de la peine initiale. Une augmentation à neuf ans limiterait cette substitution, prolongeant l'emprisonnement effectif, et l'article 61.1 exige que les peines substantielles soient inconditionnelles.

La défense maintient que la condamnation repose sur des preuves insuffisantes, en ligne avec sa position au procès.

L'incident s'est produit au domicile partagé où la victime vivait avec l'accusé et son partenaire, qui l'employait. Lors du procès des 14-15 janvier, l'accusé a nié à plusieurs reprises les accusations, mais la victime a fourni un récit cohérent de l'agression. Les débats ont été compliqués par les liens entremêlés de vie commune et de travail.

Le Tribunal de Corts a retenu la culpabilité sur la base du témoignage crédible de la victime et des preuves corroborantes, tout en réduisant de trois ans la demande du parquet. La Cour supérieure examinera les appels pour confirmer, ajuster ou modifier la peine.

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