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La Cour d'Andorre ordonne une enquête sur la gestion défaillante d'une vente aux enchères immobilière par la SAIG

La Cour supérieure annule les rejets et mandate une investigation sur le transfert de biens personnels par l'administrateur judiciaire lors de la vente de 2022

Synthese a partir de :
AltaveuDiari d'Andorra

Points cles

  • La Cour annule le rejet de juillet 2025 par la Batllia de la plainte sur la vente de 2022 du contenu d'un appartement hérité.
  • La SAIG a transféré des biens personnels non évalués (perte estimée à 298 000 €) à l'acheteur sans inventaire pour couvrir 9 500 € de frais.
  • Le plaignant invoque négligence ; examens antérieurs ont présumé les biens sans valeur sans preuve.
  • Décision définitive, sans indemnisation ; renvoi pour enquête disciplinaire complète.

La Chambre administrative du Tribunal supérieur de justice d'Andorre a ordonné au corps disciplinaire des administrateurs judiciaires (saigs) d'ouvrir une enquête formelle sur la gestion d'une vente aux enchères immobilière en 2022 par une saig, estimant que les rejets antérieurs de la plainte manquaient de justification appropriée.

Dans sa décision du 3 février 2026, la cour a annulé une décision de la Batllia de juillet 2025 et a ordonné une procédure pour déterminer si la saig a commis une faute. L'affaire porte sur des biens meubles se trouvant dans un appartement hérité de la Promoció Capitol d'Encamp, vendu aux enchères en décembre 2022 pour couvrir environ 9 500 € de frais de copropriété dus par l'ancien propriétaire. Bien que l'exécution visait uniquement l'immobilier, le contenu – y compris des biens personnels – a été transféré à l'acheteur sans inventaire ni évaluation économique préalable.

Le plaignant, résidant à l'étranger et ayant découvert la vente après le décès de son père, a déposé une plainte contre la saig en décembre 2022. Il a argué que le manque de surveillance lui avait causé un préjudice économique et patrimonial estimé à plus de 298 000 €, et a mis en avant des objets de valeur sentimentale, comme un lingot d'or. Il a récupéré certains biens auprès de l'acheteur mais a maintenu que le processus était négligent. La saig a nié les accusations, et les examens initiaux par le corps disciplinaire des saigs ont jugé ses actions conformes à la loi, bien que la décision ne lui ait pas été formellement notifiée, entraînant un recours pour silence administratif.

L'affaire a connu plusieurs revirements. En décembre 2024, la Batllia a rejeté sa demande, estimant qu'il n'avait pas d'intérêt à agir car tout résultat n'apporterait qu'une satisfaction morale. La Cour supérieure a infirmé cela en juillet 2025, reconnaissant sa légitimité en raison d'un préjudice potentiel, et a renvoyé l'affaire. La Batllia a de nouveau rejeté le 28 juillet 2025, jugeant l'examen préalable suffisant.

La dernière décision critique cette position comme insuffisante, notant que le corps disciplinaire a examiné le dossier et entendu la saig mais a présumé – sans preuve – que les biens n'avaient pas de valeur pour couvrir la dette ou avaient été abandonnés en raison de l'absence de réponse du propriétaire. La cour a souligné que cela ignorait le transfert gratuit à un tiers, potentiellement dommageable, et a ordonné un retour de l'affaire avant son archivage, sans nouveau passage par la Batllia.

La décision n'évalue pas le fond de la conduite de la saig, n'accorde aucune indemnisation – jugée hors du champ administratif auparavant – et n'impose aucun frais. Elle est définitive et exécutoire.

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