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Andorre pionnière dans l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Andorre dépose un projet de loi restreignant l'accès des mineurs de moins de 16 ans aux plateformes sociales, rejoignant la France, l'Espagne et l'Australie dans la tendance de protection de l'enfance, selon les experts.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Andorre modifie la loi sur les droits de l'enfant pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, obligeant familles et écoles.
  • France a approuvé des restrictions pour les moins de 15 ans ; Espagne annonce une interdiction pour les moins de 16 ans.
  • Australie interdit aux moins de 16 ans les grandes plateformes comme TikTok et Instagram, avec amendes.
  • Pays européens débattent de mesures similaires ; experts prônent vérification et éducation combinées.

L'Andorre se positionne en pionnière de la régulation de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, le gouvernement ayant déposé jeudi des amendements à la Loi qualifiée sur les droits des enfants et des adolescents. Ces modifications interdiront aux moins de 16 ans l'accès à certaines plateformes et imposeront des obligations aux familles, aux écoles et aux communautés pour soutenir le développement des jeunes.

Ce projet s'inscrit dans une tendance internationale croissante priorisant la protection des enfants dans les espaces numériques. La France a ouvert la voie fin janvier lorsque son Assemblée nationale a approuvé des restrictions pour les moins de 15 ans, applicables dès la rentrée scolaire suivante. Cette mesure repose sur la vérification d'âge et fait écho à l'approche andorrane. Le président Emmanuel Macron a souligné les enjeux dans un post sur X, déclarant que « les cerveaux de nos enfants ne sont pas à vendre, ni aux plateformes américaines ni aux chaînes chinoises ».

L'Espagne a emboîté le pas en février, annonçant une interdiction identique pour les moins de 16 ans. Le Premier ministre Pedro Sánchez a critiqué les grandes entreprises technologiques pour leur amplification de la haine en ligne, bien que Madrid n'ait pas encore détaillé de calendrier législatif clair.

D'autres pays européens, dont l'Angleterre, l'Italie, le Danemark, la Grèce, l'Autriche et l'Irlande – siège de plusieurs géants technologiques –, débattent désormais de la gouvernance numérique. L'Australie a fixé une référence mondiale en décembre dernier, interdisant aux moins de 16 ans l'accès à des plateformes telles que Facebook, Instagram, Threads, TikTok, YouTube, Snapchat, X, Reddit, Discord, Twitch et Kick. L'application repose sur l'inférence, l'estimation et la vérification d'âge, assorties d'amendes pour les multinationales non conformes.

Les experts soulignent que les systèmes de vérification ne sont pas infaillibles. Les pays les combinent donc avec des contrôles parentaux, des responsabilités des plateformes et une éducation numérique pour contrer les vulnérabilités en ligne. Les mesures concrètes de l'Andorre, bien que non testées, s'alignent sur cette dynamique de protection de la jeunesse dans les environnements numériques.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :