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Le chef du gouvernement andorran rejette les accusations de discrimination sur les horaires anti-contrebande

Xavier Espot défend la réduction des horaires d'ouverture et le moratoire sur les licences à Pas de la Casa comme mesures protectrices contre le tabac.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveuARA

Points cles

  • Espot qualifie les horaires de 7h-20h de modestes, moratoire protège les commerçants de la nouvelle concurrence.
  • Molné détaille la stratégie : 15 policiers supplémentaires, changements à la loi sur les biens sensibles, mises à jour du Code pénal.
  • Forte coopération française contre les acheteurs transfrontaliers ; priorité à Pas de la Casa.
  • Règles par décret, ajustables selon les résultats ; discussions positives avec les commerçants.

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot, a rejeté les accusations selon lesquelles les mesures anti-contrebande de tabac à Pas de la Casa constituent une discrimination à l'encontre des commerçants locaux, arguant que la réduction des horaires d'ouverture représente une limite modeste compensée par des avantages comme la limitation de la concurrence future.

Lors du traditionnel petit-déjeuner de presse de Noël le 16 décembre 2025, Espot a qualifié les nouveaux horaires d'ouverture – de 7h à 20h – de loin excessifs. Il a mis en avant le moratoire sur les nouvelles licences commerciales, qu'il a présenté comme une discrimination positive protégeant les entreprises existantes de nouveaux concurrents. « Le verre peut être à moitié plein ou à moitié vide », a-t-il déclaré, appelant à une critique mesurée et mettant en garde contre une indignation excessive du secteur.

La ministre de l'Intérieur et de la Justice, Ester Molné, a renforcé cette position, présentant les initiatives comme une stratégie globale à moyen terme. Elle a listé les actions récentes : un appel d'offres pour 15 policiers supplémentaires, des modifications de la loi sur les biens sensibles pour renforcer la transparence des commerçants, le moratoire sur les licences tabac, et des révisions à venir du Code pénal pour affiner les outils anti-contrebande. Molné a noté une forte coopération avec les autorités françaises, qui ont signalé leur volonté d'intensifier les contrôles frontaliers visant les acheteurs transfrontaliers français accumulant des marchandises.

La ministre a rapporté un dialogue positif avec l'association des commerçants locaux de tabac, dont les membres sont prêts à contribuer malgré des inquiétudes compréhensibles sur l'impact sur les ventes. Pas de la Casa reste la priorité en raison de son statut d'épicentre de la contrebande. Mise en œuvre par décret, ces règles permettent une évaluation continue, avec des ajustements possibles pour les resserrer ou les assouplir en fonction des résultats, a ajouté Molné.

Un communiqué du gouvernement du 17 décembre a réitéré ces points, Espot soulignant que le moratoire sur les licences aide indirectement les opérateurs actuels en empêchant la croissance de la concurrence.

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