Tribunal d'Andorre juge un homme pour menaces de mort contre son ex-compagne et son fils, avec 34 638 € d'arriérés de pension
Le parquet requiert 18 mois avec sursis, interdiction de contact de huit ans et 16 000 € de dommages moraux après des années d'abus, menaces de mort et non-paiement depuis 2016.
Points cles
- Tribunal d'Andorre examine l'affaire d'un homme menaçant de mort son ex-compagne et son fils de 11 ans.
- Arriérés de pension alimentaire de 34 638 € non payés depuis l'ordonnance de 2016 fixant 300 € mensuels.
- Parquet requiert 18 mois avec sursis, interdiction de contact de 8 ans, 16 000 € de dommages moraux.
- Défense admet les menaces par colère sur l'accès à l'enfant, invoque remords et demande la relaxe.
Le Tribunal de Corts a examiné lundi l'affaire d'un homme accusé de menaces de mort répétées contre son ancienne compagne et leur fils de 11 ans, ainsi que du non-paiement chronique de la pension alimentaire s'élevant à 34 638 € depuis une décision de justice de 2016.
nnCette décision fixait les versements mensuels à 300 €, ajustables en fonction de l'inflation. Aucun paiement n'a été effectué les deux premières années, et les contributions suivantes ont été sporadiques, souvent provoquées par des interventions des services de protection de l'enfance. Le parquet a mis en avant des menaces de mort inconditionnelles dans le cadre d'une coercition psychologique continue. Les messages au tribunal incluaient des menaces comme « tu ne t'arrêteras de m'embêter qu'une fois morte » et « je vais en prison, mais j'en profiterai ». La femme a décrit des années d'abus physiques et verbaux, y compris des poursuites dans la rue où l'homme criait « te voy a matar » en présence de l'enfant, l'avertissant qu'il allait « prendre le garçon ». Des pierres ont été lancées sur sa maison, la forçant à éviter le centre d'Andorra la Vella et à modifier ses habitudes par peur ; l'anxiété ne s'est apaisée qu'après son départ pour Madrid.
nnLe fils, en thérapie psychologique à hauteur de 550 €, a subi un traumatisme émotionnel. Il refuse tout contact avec son père, a pleuré lors de visites précédentes et a appelé sa mère pour qu'elle vienne le chercher, craignant que son père ne lui fasse du mal. L'homme aurait dit au garçon qu'il allait « tuer sa mère ». Le non-paiement de la pension a dégradé le niveau de vie de l'enfant, la famille couvrant les besoins de base.
nnLe parquet et la partie civile requièrent une peine de 18 mois avec sursis – suspendue pendant quatre ans si les obligations civiles sont remplies –, une interdiction de contact de huit ans pour les deux victimes, le remboursement intégral des arriérés, les frais de justice et 16 000 € de dommages et intérêts moraux (6 000 € à la femme, 10 000 € au garçon).
nnLa défense a reconnu les messages menaçants mais les a imputés à la colère face à la restriction d'accès au fils, niant toute intention d'agir. L'avocat a souligné le remords de l'homme, sa résidence à Madrid, ses difficultés personnelles et financières, ses années récentes sans incident, et certaines allégations non prouvées, demandant la relaxe tout en plaidant pour la préservation du lien père-fils.
nnLe tribunal n'a pas encore rendu sa décision.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
L'acusat d'amenaçar de mort a l'exparella: “No deixaràs de fotre fins que et moris”
- Diari d'Andorra•
“No deixaràs de fotre fins que et moris”
- El Periòdic•
Fiscalia i acusació demanen vuit anys sense contacte amb la víctima i el fill per a l’acusat per amenaces de mort
- Altaveu•
34.000 euros d'impagament de pensions alimentàries i anys d'amenaces
- Diari d'Andorra•
Un conflicte per les visites i la pensió a l'exparella acaba amb un judici per amenaces de mort