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Les procureurs andorrans requièrent 30 ans de prison pour un réseau péruvien de cocaïne dans le procès Operació Llops

Le principal accusé risque huit ans pour 242 grammes vendus localement, tandis que ses complices géraient l'approvisionnement depuis Barcelone et des virements codés totalisant 16 000 €. Le tribunal clôt les débats après les plaidoiries, avec des peines avec sursis pour les cas de consommation mineure.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraARAEl PeriòdicAltaveuBon Dia

Points cles

  • Principal accusé : 8 ans pour vente de 242 g de cocaïne ; arrêté avec drogue, liquide, téléphones.
  • Colocataire : 137 g saisis, opérations conjointes depuis Barcelone ; 8 ans et 180 000 € d'amende requis.
  • Troisième : vente de 280 g, 16 000 € en virements codés ; peine portée à 8 ans.
  • Quatrième fournisseur : 150 g/mois ; plus de 6 ans requis malgré demande d'acquittement.

Les procureurs du Tribunal de Corts d'Andorre ont conclu le procès pour trafic de cocaïne « Operació Llops », réclamant un total de 30 ans de prison pour les quatre principaux accusés péruviens — huit ans chacun pour les trois premiers, plus six ans et trois mois pour le quatrième — ainsi que des amendes allant jusqu'à 200 000 € et l'expulsion du Principat dans trois cas. La cour a clos les débats pour rendre son jugement après les plaidoiries finales des deux parties.

Le principal accusé, arrêté en mars 2024 à l'extérieur de son lieu de travail avec sept grammes de cocaïne prêts à la vente, 600 € en liquide et deux téléphones liés à des transactions, encourt la peine la plus lourde malgré une réduction d'un an par rapport à la demande initiale de neuf ans. Les procureurs ont cité sa confession, sa coopération et ses efforts de réhabilitation comme facteurs atténuants, tout en relevant 242 grammes vendus sur un an d'après des messages interceptés, plus de la drogue, des emballages et une balance trouvés dans son appartement. Il a admis des ventes locales pour payer son loyer mais a nié tout lien avec la criminalité organisée. Son avocat a requis quatre ans — dont une partie avec sursis — et une libération immédiate après deux ans de détention provisoire, soulignant son casier vierge, son emploi stable et sa réflexion en prison.

Son colocataire, incarcéré depuis près de deux ans, encourt également huit ans de prison et une amende de 180 000 €. Plus de 130 grammes — précisément 137 selon un compte — ont été saisis dans sa chambre, avec des preuves d'opérations conjointes et de partage des profits lors de voyages d'approvisionnement à Barcelone. Les procureurs ont rejeté son affirmation de simple stockage.

Le troisième accusé, libéré provisoirement en octobre 2024, voit sa peine requise passer à huit ans de prison et 150 000 € d'amende pour trafic d'environ 280 grammes, incluant des ventes à La Seu d'Urgell après l'arrestation du principal. La police a relié 81 virements bancaires codés — « TV » ou « football » — totalisant 16 000 € à des deals de drogue, complétant son salaire de 1 700-1 800 €. Les messages utilisaient « pizzas » pour grammes.

Le quatrième, âgé de 43 ans, qui a refusé de témoigner le deuxième jour en invoquant des menaces de mort contre sa famille, risque six ans et trois mois de prison plus 40 000 € d'amende en tant que fournisseur clé livrant 10-15 grammes tous les quelques jours — jusqu'à 150 grammes par mois, « substantiel pour Andorre ». Les policiers ont saisi 37,5 grammes et 1 750 € sur lui, plus 1 950 € en paiements Bizum. Sa défense a réclamé l'acquittement ou l'absence de réincarcération, contestant les liens des messages — vérifiés via ChatGPT et registres officiels montrant des noms courants — et notant sa procédure de garde d'enfants et sa libération provisoire depuis novembre 2024.

Les jours précédents du procès ont été marqués par des échanges tendus. Le troisième jour, la police a détaillé une surveillance fin 2023 déclenchée par des signalements de ventes au travail et à domicile, des arrestations incluant une avec 3,3 grammes et 170 €, des chats Telegram effacés, des codes comme « roba » pour cocaïne, « sandías verdes » pour Garde civile, et « aguas revueltas » pour patrouilles. Ils ont écarté les alibis de ventes de vêtements faute de stock et noté 2 000 € en transferts Bizum post-arrestation. Les défenses ont dénoncé un « déséquilibre des armes », des questions préparées police-parquet, des auditions initiales sans assistance et des « suppositions » sur les codes, incitant les magistrats à intervenir.

Les accusés pour consommation — deux Andorrans, deux Péruviens — encourent trois mois d'assignation à résidence de nuit avec sursis et 1 000 € d'amende. Les procureurs ont qualifié le réseau de « large et prolongé » face à la hausse des infractions liées aux stupéfiants, appelant à la dissuasion. Les défenses ont contesté la validité des perquisitions, les estimations des quantités de drogue et les preuves globales.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :