Andorre rejette 60 demandes de résidence passive faute de quotas, resserre les règles
La police a rejeté des demandes malgré des dépôts précoces, les quotas s’étant épuisés pendant le traitement, obligeant les demandeurs à partir ; le gouvernement réduit les permis globaux.
Points cles
- 60 demandes de résidence passive rejetées ; demandeurs (certains d’octobre/novembre 2024) doivent partir en 8 jours, recours déposés.
- Quota (600 places) épuisé le 22 janvier 2025 ; demandes antérieures refusées tandis que des postérieures approuvées.
- Nouveaux quotas : total en baisse de 11 % à 800 ; passive à 200 (-6 %), indépendants divisés par deux à 200 ; 1 M€ d’investissement + dépôt requis.
- Groupes d’affaires alertent sur pénuries de main-d’œuvre ; 1 290 regroupements familiaux majoritairement approuvés.
La police andorrane a rejeté environ 60 demandes de résidence passive — couvrant les séjours non lucratifs, les intérêts scientifiques, culturels ou sportifs, les professionnels internationaux, ainsi que les soins gériatriques ou médicaux privés — en raison de l’épuisement du quota annuel pendant le traitement. Les demandeurs, certains ayant déposé dès octobre ou novembre 2024, doivent quitter le pays dans les huit jours suivant la notification, ce qui pousse les conseillers juridiques à déposer des recours invoquant des retards administratifs et une « insécurité juridique brutale ».
Le quota, ouvert en mars 2023 avec 600 places (490 non lucratives, 50 scientifiques/culturelles/sportives, 30 professionnels internationaux, 30 gériatriques/médicales), a été déclaré épuisé le 22 janvier 2025. Les critiques soulignent que des dépôts ultérieurs ont été approuvés tandis que des demandes antérieures ont été refusées, malgré les normes de traitement chronologique. Les personnes concernées, y compris des athlètes de haut niveau et des retraités, rapportent des perturbations majeures : certaines ont vendu des biens à l’étranger, loué localement et inscrit leurs enfants à l’école, pour se heurter à une expulsion après trois à cinq mois sans nouvelles.
En réponse, le gouvernement a approuvé mercredi des quotas plus stricts sur proposition de la ministre de la Justice et de l’Intérieur Ester Molné, visant une croissance démographique durable. Le porte-parole Guillem Casal a déclaré lors d’une conférence de presse que le quota global baisse de 11,1 % à 800 permis contre 900 en octobre 2024, avec 150 places avancées pour les secteurs essentiels comme la gestion, les postes techniques/scientifiques qualifiés, la santé, l’éducation et les soignants — déduites du quota d’avril.
Les quotas pour les indépendants sont divisés par deux à 200 contre 391 en 2025 : 150 pour les investissements étrangers (baisse de près de 60 % par rapport à 350), 30 pour les professions libérales et 20 pour les médecins. Les catégories sont fixes et non transférables. Les nouvelles règles de la loi sur la croissance durable exigent un investissement minimum d’un million d’euros et un dépôt de 50 000 euros non remboursable pour les titulaires de la résidence passive (12 000 euros par personne à charge), et des exigences similaires pour les indépendants sauf pour les professions diplômées. Les travailleurs non-UE doivent justifier de six ans d’expérience sectorielle et un niveau A1/A2 en catalan lors des renouvellements.
Le quota de résidence passive baisse de 6 % à 200 : 163 non lucratives, 17 scientifiques/culturelles/sportives, 10 professionnels internationaux, 10 gériatriques/médicales.
Les groupes d’affaires ont critiqué ces réductions. Le directeur de la CEA, Iago Andreu, a rappelé que les quotas précédents s’étaient épuisés rapidement, avertissant que les entreprises risquent de mauvaises pénuries de main-d’œuvre après les vacances d’hiver de 5-10 %. Le directeur de l’Union des hôteliers, Albert Mora, a fait écho à ces préoccupations mais a appelé au dialogue.
Dans une réponse parlementaire, Molné a détaillé 1 290 regroupements familiaux traités en 2025 : 1 125 approuvés (surtout Espagnols avec 292, Colombiens 115, Français 98, Argentins 61, Péruviens 52, Portugais 41), 55 refusés (40 pour insuffisance économique, les autres pour expulsions, casiers judiciaires, non-résidence, problèmes de dépendance ou documents manquants) et 110 en attente. Les regroupements familiaux liés au travail ont vu 124 approbations sur 125. Aucun régime transitoire n’existe pour les changements réglementaires, les révocations pour irrégularités relevant de la Loi sur l’immigration qualifiée.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
CEA i hotelers lamenten la rebaixa de quota
- Bon Dia•
Indignació per la denegació de moltes residències passives
- Altaveu•
Assessors legals i una seixantena de potencials residents passius esclaten contra l'administració
- Diari d'Andorra•
Immigració va refusar 55 reagrupaments durant l’any passat
- Diari d'Andorra•
El Govern redueix la quota general fins als 800 permisos
- Altaveu•
Govern restringeix encara més la quota d'assalariats i s'oferiran només 800 permisos
- El Periòdic•
El Govern avança 150 permisos de residència i treball després que s’esgoti la quota d’immigració aprovada a l’octubre
- Diari d'Andorra•
Govern redueix la quota general un 11% fins als 800 permisos
- Diari d'Andorra•
Govern va resoldre favorablement 1.125 reagrupaments familiars el 2025