Le syndicat du logement andorran critique le projet de déréglementation des loyers de 2027 comme favorisant les propriétaires
et déstabilisant, au milieu d'une crise du logement critique avec des loyers de 1 500 € pour de petits appartements forçant des relocalisations.
Points cles
- Syndicat qualifie le projet de 'descafeïnada', manquant d'indice de prix et de registre pour une déréglementation contrôlée.
- Familles confrontées à 1 500 €/mois pour 50 m² ; professionnels envisagent l'exode.
- Fin du gel des loyers ; expulsions en 90 jours par burofax, aucune aide pour déplacements de 'résidence familiale'.
- Assemblée élabore contre-propositions ; refuse d'exclure manifestations de rue.
Le syndicat du logement andorran a durci sa critique du projet de loi gouvernemental sur la déréglementation des loyers prévu pour 2027, le qualifiant de « descafeïnada » et avertissant qu'il favorise les propriétaires au détriment des locataires, risquant de briser la stabilité sociale au milieu d'une flambée des loyers.
Le syndicat a tenu une assemblée ouverte samedi après-midi au centre culturel La Llacuna à Andorra la Vella, en présence d'environ 15 personnes. Les médias ont été exclus pour encourager une participation plus large, compte tenu des craintes persistantes du public de s'exprimer. Avant l'événement, la porte-parole Rebeca Bonache a décrit la crise du logement comme « très critique », avec des familles confrontées à des coûts insoutenables comme 1 500 € mensuels pour un appartement de 50 mètres carrés. Des professionnels salariés, y compris des médecins et des avocats ayant vécu toute leur vie en Andorre, envisagent désormais de se relocaliser à proximité de La Seu d'Urgell ou plus loin.
Bonache a noté la fin du gel des loyers par le gouvernement, surnommé l'« effet serre », les locataires recevant des avis d'expulsion de 90 jours par burofax ou lettres Saig. La faille de la « résidence familiale » reste non traitée : si les propriétaires risquent des amendes qui alimentent les fonds publics, les locataires déplacés ne reçoivent aucune aide. Lors de la réunion de la semaine dernière avec le chef du gouvernement Xavier Espot et la ministre du Logement Conxita Marsol, le syndicat a soulevé ces préoccupations sur le marché et a reçu le projet de loi cette semaine. Il n'a pas encore été analysé en détail.
L'évaluation préliminaire : la proposition manque de mécanismes clés comme un indice de prix de référence et un registre des biens, laissant la déréglementation sans contrôle dans un marché déjà non régulé. Sans s'opposer frontalement à la déréglementation, Bonache a appelé à une approche graduelle et organisée avec des plafonds de prix pour garantir la stabilité.
L'assemblée s'est concentrée sur l'élaboration de contre-propositions, le syndicat refusant d'exclure des manifestations de rue ou d'autres actions. « Nous n'excluons pas les mobilisations ni rien d'autre », a déclaré Bonache, soulignant que la pression collective et l'organisation pourraient entraîner un changement. Les autorités n'ont donné aucune réponse supplémentaire.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Diari d'Andorra•
La desintervenció perjudica el llogater, denuncia el Sindicat d’Habitatge
- El Periòdic•
Bonache avisa que “es trencarà la pau social” davant una situació “molt crítica” i no descarta mobilitzacions
- ARA•
El Sindicat de l'Habitatge alerta que cada vegada més famílies es plantegen marxar del país
- Diari d'Andorra•
El Sindicat d’Habitatge critica la desintervenció dels lloguers i no descarta mobilitzacions
- Altaveu•
El Sindicat de l'Habitatge alerta que la descongelació que es planteja pot "trencar la pau social"