Nouveau rapport sur l’égalité révèle un net recul de la fécondité, des disparités salariales, des emplois genrés et une hausse de la violence
violence, et déséquilibres sectoriels de 2020 à 2024.
Points cles
- Taux de fécondité passé de 28,84 (2020) à 24,63 (2024), -15,9 %
- Femmes gagnent 80 % du salaire des hommes (2 290 € vs 2 837 € mensuels) ; écart de 16,4 % sur revenus des ménages
- Cas de violence genrée à 327 en 2024 ; arrestations d’hommes +28,6 %
- Hommes dominent sécurité (ex. ratio police 3,63:1) et sport (63,8 % licences)
Le taux de fécondité en Andorre a chuté de 15,9 % sur cinq ans, passant de 28,84 en 2020 à 24,63 en 2024, selon le rapport 2024 Sistema d’Indicadors d’Igualtat du Département de la statistique, élaboré en collaboration avec l’Observatoire de l’égalité — composé du Secrétariat d’État à l’égalité, de l’Institut andorran de la femme et d’Andorra Research + Innovation.
nnL’analyse révèle des déséquilibres genrés persistants en économie, emploi, éducation, sport, forces de sécurité et démographie. Les femmes ont perçu un salaire mensuel brut moyen de 2 289,93 €, soit 80 % des 2 836,88 € des hommes, créant un écart annuel de 6 701 €. Les ménages dirigés par un homme affichaient un revenu net moyen de 40 534 €, contre 33 895 € pour ceux dirigés par une femme — un écart de 16,4 %. La précarité financière touchait 51,6 % des femmes et 48,4 % des hommes, avec 17,7 % des femmes et 15,2 % des hommes exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, selon l’enquête sur les conditions de vie.
nnLes tendances en matière d’emploi montrent peu de changements de 2020 à 2024 dans les secteurs genrés. La construction, avec une moyenne annuelle de 3 916 salariés (90 % d’hommes), a gagné 912 postes au total — 764 hommes et 148 ou 149 femmes. Les emplois de personnel domestique, avec 1 041 travailleurs par an (moins de 10 % d’hommes), ont reculé de 21 par an, avec 22 femmes en sortie et un homme en entrée. Les services de santé, vétérinaires et sociaux comptaient 2 448 travailleurs par an en moyenne (environ 80 % de femmes), la part des hommes passant légèrement à 22,5 % en 2024 ; cette année-là, 116 embauches — 71 femmes (61,7 %) et 45 hommes (38,3 %).
nnLes hommes occupent massivement les postes de décision dans la sécurité : la police compte en moyenne 3,63 hommes par femme (250 hommes, 69 femmes) ; le personnel pénitentiaire 4,86 hommes par femme (57 hommes, 12 femmes) ; les pompiers 10,78 hommes par femme (125 hommes, 12 femmes).
nnLes évolutions démographiques incluent une croissance de la population pour les deux sexes, bien que 2024 ait vu les immigrés hommes chuter de 19,4 % et les femmes de 30,2 %. Les résidents non andorrans ont augmenté de 12,5 % chez les hommes et de 8,3 % chez les femmes. Le groupe des 65 ans et plus a progressé de 4,7 % chez les hommes et de 4,4 % chez les femmes. En fécondité, recul de 37,5 % pour les mères de 15-19 ans et hausse de 5,6 % pour celles de 20-24 ans.
nnEn éducation, les inscriptions en licence ont baissé de 25,4 % chez les hommes et de 33,7 % chez les femmes d’une année sur l’autre ; en master, hausse de 48,4 % chez les hommes et de 28,6 % chez les femmes ; en formation professionnelle, hausse de 8,1 % chez les hommes et de 5,1 % chez les femmes.
nnEn sport, les licences sont en moyenne 63,8 % masculines et 36,2 % féminines de 2020 à 2024, les femmes représentant 22,3 % des licences d’entraîneurs, 30,7 % des sièges en conseil d’administration et 20,9 % des arbitres.
nnLa violence genrée a augmenté en 2024 : les arrestations d’hommes pour infractions liées ont progressé de 28,6 % par rapport à 2023. Le Service aux victimes de violence genrée a géré 327 cas, contre 301 en 2023, inversant la baisse de 2020-2023. Toutes les victimes ont signalé des abus psychologiques ; la violence physique et sociale a touché chacune environ la moitié. Les cas se concentrent chez les femmes de 28-51 ans (70,6 %), puis 18-27 ans (14,7 %) et 52-63 ans (9,8 %). Par statut, 40 % célibataires, 27,5 % mariées, 22 % séparées, 6,4 % divorcées et 0,9 % veuves (2,8 % inconnu). Près de toutes (94,5 %) n’avaient pas de handicap reconnu ; 20,2 % sont revenues vers leur partenaire (70,3 % non). Voies d’accès : 50,2 % auto-renvoi, 18,3 % via les Affaires sociales, 13,1 % police, 12,2 % hôpital Nostra Senyora de Meritxell et 6,1 % autres. Environ 45,3 % avaient des plaintes antérieures ; 11,6 % ont reçu des conseils civils/pénaux, 0,6 % travail/administratifs.
nnLes mariages homosexuels ont atteint 14 en 2024 — huit couples masculins et six féminins —, contre 10 l’année précédente (trois masculins, sept féminins).
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- El Periòdic•
L’any 2024 registra un augment de casos atesos per violència de gènere i trenca la tendència a la baixa dels anteriors
- Diari d'Andorra•
L’envelliment i les desigualtats de gènere marquen la radiografia social del 2024
- El Periòdic•
L’envelliment de la població i la persistència de desigualtats de gènere marquen la radiografia social del 2024
- Bon Dia•
La taxa de fecunditat cau un 16% en cinc anys