L'Argentine approuve l'extradition d'un cadre de PDVSA vers Andorre pour blanchiment de 5 M$
La Cour suprême rejette le dernier recours de Luis Bastidas Ramírez, accusé d'avoir blanchi des fonds de corruption pétrolière vénézuélienne via la banque BPA ; volet politique.
Points cles
- La Cour a rejeté le recours jeudi, écartant les arguments sur les descriptions floues et la prescription.
- Bastidas, Vénézuélien, arrêté en Argentine en 2018 ; fonds issus de pots-de-vin PDVSA via BPA.
- Demande d'Andorre sur corruption chaviste ; décisions antérieures renversées en appel.
- Approbation politique requise ; réactions mitigées sur le timing et les motifs de saisie d'actifs.
La Cour suprême d'Argentine a approuvé l'extradition vers Andorra de Luis Abraham Bastidas Ramírez, ancien cadre supérieur de PDVSA accusé d'avoir blanchi 5 millions de dollars via des comptes à la Banca Privada d'Andorra (BPA).
La cour a rejeté son dernier recours jeudi, écartant les arguments sur des descriptions floues des infractions et la prescription. Les autorités andorranes exigent désormais un feu vert politique en Argentine avant le transfert.
Bastidas Ramírez, ressortissant vénézuélien, est arrivé en Argentine vers 2015 et a été arrêté à Córdoba en 2018 par la police fédérale. Lui et son épouse tenaient un kiosque à journaux, tandis qu'elle gérait aussi un salon de coiffure. Un tribunal fédéral local avait initialement rejeté la demande d'Andorre, mais l'a déclarée recevable en 2021 pour un important blanchiment d'argent lié à la corruption en cours. Les procureurs ont confirmé cela en appel, annulant un refus de la Cour suprême en 2020 dû à des vices de forme dans la requête initiale.
Les enquêteurs andorrans affirment que les fonds provenaient de pots-de-vin versés à des cadres de PDVSA, dont Bastidas Ramírez, qui servaient d'intermédiaires pour attribuer des contrats surévalués à des entreprises choisies. Ces produits, totalisant 5 millions de dollars dans son cas, ont transité par des comptes BPA dans le cadre d'enquêtes plus larges sur des officiels chavistes utilisant la banque pour blanchir de l'argent de corruption.
La demande d'extradition émane d'enquêtes menées par l'ancienne juge Canòlic Mingorance, aujourd'hui juge à la Cour des Corts d'Andorre et à la Cour européenne des droits de l'homme. Elle a obtenu plusieurs détentions et remises dans le monde, surtout en Amérique latine, pour étayer les dossiers contre BPA.
La décision suscite des réactions variées en Argentine. Certains s'étonnent de cette poursuite tardive et en questionnent l'objectif, suggérant qu'elle vise à saisir des actifs en Andorre. D'autres estiment que de tels dossiers devraient avancer plus discrètement. Des actions similaires ont visé d'autres Vénézuéliens, comme une femme extradée d'Almería pour avoir blanchi 400 000 dollars via BPA ; elle a écopé de trois mois avec sursis.
Les autorités politiques argentines décideront désormais de la remise.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :