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Batllia clôt l'enquête sur l'affaire Valora après 19 ans, unique prévenu renvoyé en jugement

Le juge d'instruction met fin à l'enquête de 19 ans sur le scandale de trou de plus de 20 M€ chez Valora, transmettant le dossier au Tribunal de Corts ; la société tenue civilement responsable.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Enquête ouverte en 2007 après l'effondrement de Valora ; visait initialement le directeur, Andbank, Fibanc — seul l'ex-directeur poursuivi désormais.
  • Chefs d'accusation : gestion aggravée de société, escroquerie qualifiée, faillite pénale, falsification des comptes.
  • Juge constate tous les faits vérifiés ; demandes d'enquêtes élargies des parties lésées rejetées.
  • Dossier réactivé en 2023 après reproches de retard ; Tribunal de Corts à décider du procès.

La Batllia a clos l'enquête sur l'« affaire Valora » 19 ans après l'éclatement d'un scandale impliquant un trou dépassant 20 millions d'euros, laissant l'ancien directeur de la société de gestion de capitaux comme unique prévenu.

Le juge d'instruction a récemment rendu une décision concluant l'enquête et transmettant l'intégralité du dossier au Tribunal de Corts. Cette instance décidera désormais de la tenue ou non d'un procès. Les parties impliquées pourront encore y demander des enquêtes complémentaires. Le juge a indiqué que toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour vérifier les faits, leurs circonstances et les responsables, sans actions supplémentaires utiles en attente.

Certaines parties lésées avaient réclamé des enquêtes supplémentaires pour explorer des connexions potentiellement troubles, dans le but d'élargir la responsabilité au-delà de l'ex-directeur. Ces demandes ont été rejetées, bien que le Tribunal de Corts puisse les rouvrir. La décision tient Valora civilement solidairement responsable avec son ancien directeur, qui encourt des poursuites pour infractions graves incluant gestion aggravée de société, escroquerie qualifiée causant plus de 6 000 € de préjudice, faillite pénale et falsification des comptes de société, ainsi que des infractions mineures continuées de création et utilisation de documents privés inauthentiques.

L'enquête a été ouverte le 2 février 2007, peu après l'éclatement du scandale début 2007. Valora, alors détenue en partie par Andbank et Fibanc, s'est effondrée après l'intervention du superviseur financier, alors connu sous le nom d'INAF. Quelques jours plus tôt, l'entourage du directeur avait informellement alerté le ministre des Finances de l'époque, Ferran Mirapeix, sur la situation critique de la société, sollicitant un soutien administratif qui n'a pas abouti.

Initialement, trois personnes étaient mises en cause, avec un examen étendu à Andbank et Fibanc. Les responsabilités se sont resserrées au fil du temps sur le directeur, accusé d'opérations non autorisées et à haut risque pour combler un trou croissant et d'envoi d'informations falsifiées aux clients pour masquer les problèmes.

L'enquête a stagné pendant des années après la clôture insatisfaisante de la procédure civile, les liquidateurs judiciaires distribuant les fonds restants dans un processus qui n'a satisfait personne. Elle a été relancée début 2023 par un nouvel interrogatoire de l'unique prévenu, suite à des remontrances antérieures du Tribunal Constitucional sur les retards.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :