Le CCAU qualifie la gifle d'un surveillant scolaire d'incident isolé en pleine enquête judiciaire
Le conseil local d'Alt Urgell rejette les accusations de maltraitance infantile dans les services gérés par Iausa comme non signalées, tandis que plusieurs incidents font l'objet de poursuites pénales.
Points cles
- Le CCAU n'a aucun dossier de plaintes familiales pour maltraitance par le personnel d'Iausa malgré des incidents allégués comme pincer les joues ou tirer les oreilles.
- La mère a porté plainte pénale pour gifle ; l'affaire implique le surveillant, le responsable d'Iausa, l'inspecteur et le directeur.
- Iausa a activé son protocole interne, coopéré avec l'école et la police ; tout le personnel est blanchi d'infractions sexuelles.
- Le conseil reste muet sur le protocole de prévention de la violence infantile, la formation obligatoire ou le référent protection.
Le Consell Comarcal de l'Alt Urgell (CCAU) a qualifié d'« incident isolé » une gifle présumée donnée par un surveillant de cantine scolaire à un enfant, tout en affirmant ne pas avoir trace d'autres plaintes de familles concernant le traitement du personnel dans les services gérés par Iausa, l'entreprise publique dont il a la charge.
L'incident, signalé fin de l'année dernière, a conduit à une plainte pénale déposée par la mère de l'enfant. Il fait désormais partie d'une procédure judiciaire en cours impliquant non seulement le surveillant, mais aussi le responsable technique d'Iausa, l'inspecteur éducatif de l'école et le directeur du centre. Les responsables du CCAU ont souligné que, compte tenu du caractère judiciaire de l'affaire, ils s'abstiendront de tout commentaire supplémentaire jusqu'à la fin de la procédure, en priorisant avant tout le bien-être de l'enfant.
En réponse aux questions posées, le conseil a confirmé qu'Iausa avait immédiatement activé son protocole interne et collaboré pleinement avec la direction de l'école, les inspecteurs éducatifs et la police des Mossos d'Esquadra. Les responsables ont insisté sur le fait que les autres situations mentionnées par les familles – comme une fille dont on aurait pincé les joues, une autre tirée par les oreilles, ou un enfant de cinq ans emmené par le bras à travers la cantine et forcé à manger seul – ne leur ont pas été signalées.
Le CCAU n'a pas répondu à plusieurs questions clés, notamment sur l'existence d'un protocole formellement approuvé pour prévenir et répondre à la violence contre les enfants, adapté aux services de cantine, ou sur une formation annuelle obligatoire du personnel en matière de protection de l'enfance. Des experts en protection de l'enfance et des conseillers juridiques rappellent que la réglementation exige un coordinateur ou un référent protection de l'enfance désigné, et que les protocoles doivent garantir que les mineurs soient entendus par des autorités médico-légales compétentes pour éviter toute contamination des témoignages par des entretiens internes.
Le conseil a en revanche confirmé que tous les employés d'Iausa détiennent des certificats négatifs à jour pour délits sexuels.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :