Les écoles rurales de l'Alt Urgell exigent plus de ressources face à l'abandon
Les enseignants et directeurs soulignent les incohérences bureaucratiques, les défis de l'isolement et les demandes ignorées de négociation, appelant Barcelone à régler les problèmes structurels qui entravent les petites structures rurales.
Points cles
- Pénuries de personnel et de financement entravent les opérations quotidiennes des petites écoles rurales.
- Absence de réponse aux demandes de forums de négociation sur l'éducation rurale.
- Directeurs surchargés par la gestion de plusieurs sites et des services minimums en grève.
- Règles urbaines ignorent les enseignants itinérants et l'isolement géographique.
Les écoles rurales de l'Alt Urgell se sentent négligées par l'administration et réclament plus de ressources pour soutenir les petits centres scolaires.
Les enseignants et responsables scolaires de la région ont tiré la sonnette d'alarme face aux défis structurels persistants qui entravent le fonctionnement quotidien. Ismael Sánchez, membre du syndicat CGT et employé de l'Institut Joan Brudieu à La Seu d'Urgell, a décrit leur situation comme souvent ignorée depuis les bureaux décisionnaires de Barcelone. Il a mis en lumière de graves pénuries en personnel, financement et infrastructures, des problèmes qui perdurent sans solutions ciblées.
Les écoles ont demandé des forums de négociation sur l'éducation rurale depuis des mois, mais le département n'a pas encore répondu, a déclaré Sánchez. Les jours de grève, l'application des services minimums devient particulièrement lourde. Toute absence de personnel perturbe les opérations dans ces petits établissements, rendant plus difficile la conciliation des droits de grève des travailleurs avec les obligations réglementaires.
Les directeurs des Zones Rurales d'Écoles (ZER) supportent une charge de travail importante, gérant les emplois du temps, la coordination et les services minimums sur plusieurs sites – une tâche qu'ils décrivent comme épuisante. Les réglementations générales ne tiennent pas compte de leur réalité, obligeant les équipes à improviser des solutions.
Remplacer les absences d'enseignants représente un autre obstacle majeur. Quand un membre du personnel est absent, les remplaçants ne sont pas immédiats, ce qui perturbe le rythme de l'ensemble de l'école en raison des effectifs limités. L'isolement territorial et la petite taille des équipes aggravent ces problèmes, réduisant la résilience face aux perturbations quotidiennes.
Marisa Puy, directrice de l'école de Castellciutat et membre de la ZER Urgellet, a pointé les incohérences bureaucratiques. Les règles sont conçues pour les grandes écoles urbaines, ignorant les enseignants itinérants qui tournent entre sites et les particularités locales. Cela entraîne une administration lente et des complications supplémentaires.
Globalement, le secteur éducatif alerte sur le fait que le manque de personnel, les normes rigides et les défis géographiques limitent sévèrement le fonctionnement des écoles rurales. Ils pressent l'administration d'introduire des mesures adaptées et un soutien accru.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :