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Un homme lié à l'affaire Pujol condamné à 5 mois avec sursis pour non-paiement de pension alimentaire en Andorre

Un homme d'affaires lié à l'affaire Pujol a écopé de cinq mois de prison avec sursis de la part du tribunal andorran pour non-paiement de 450 €.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Condamné à 5 mois de prison avec sursis, mise à l'épreuve de 2 ans et frais de justice.
  • Non-paiement de 450 €/mois de pension alimentaire après inversion de la garde.
  • Accusé invoque des poursuites en Espagne/Andorre ; ex-épouse parle de prétextes.
  • Parquet requiert 6 mois ; règlement amiable des volets civils.

Un homme lié à l'« affaire Pujol » a été condamné par le Tribunal de Corts d'Andorre à cinq mois de prison avec sursis pour non-paiement de pension alimentaire à son ex-épouse.

L'homme d'affaires, qui a résidé plusieurs années dans le Principat, faisait l'objet de poursuites sans rapport avec la procédure Pujol très médiatisée. Le litige portait sur son non-respect d'une pension alimentaire fixée par la justice à 450 € par mois pour leur fille commune. La sentence, prononcée aujourd'hui, prévoit une période de sursis de deux ans et l'obligation de payer les frais de justice. Aucune condamnation civile n'a été prononcée, les parties ayant conclu un accord à l'amiable.

Lors du procès, l'accusé a invoqué une dégradation brutale de sa situation financière – due à de multiples procédures judiciaires en Espagne et en Andorre, dont certaines intentées par un autre homme d'affaires local en vue – qui l'empêchait d'honorer son obligation. Il a précisé que sa situation économique s'était améliorée depuis. Initialement, en 2017, il avait la garde de l'enfant et recevait des paiements de son ex-épouse sans problème. Les rôles se sont inversés par la suite, mais il n'a pas effectué de versements dès le départ.

Son ex-épouse a rétorqué que ses allégations de difficultés financières étaient fabriquées pour éluder ses responsabilités. Elle a souligné son mépris répété des décisions judiciaires et son niveau de vie élevé en contradiction avec ses dires. Pour obtenir elle-même la garde, elle a cumulé trois emplois et a toujours honoré ses propres paiements, a-t-elle ajouté, précisant qu'il « n'a jamais » réciproqué. Le non-paiement a aussi causé un préjudice émotionnel à leur fille, a-t-elle témoigné.

Le parquet avait requis six mois de prison, tandis que la défense plaidait l'acquittement, présentant l'accusé comme un père responsable injustement sali.

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