Masseur français condamné à 9 ans en Andorre pour viols sur patientes
Le tribunal des Corts d'Andorre condamne un masseur français pour deux viols et une agression sexuelle sur trois patientes, avec 9 ans et 3 mois de prison.
Points cles
- Condamné à 9 ans 3 mois : 4 ans par viol, 15 mois agression.
- Infractions oct. 2022-mars 2024 ; actes non consentis pendant massages.
- Tribunal retient les témoignages cohérents des victimes face à 50 témoins de la défense.
- Interdiction Andorre 20 ans, 34 000 € ; appel annoncé.
Le tribunal des Corts d'Andorre a condamné un masseur français, qui gérait une clinique à Escaldes-Engordany et est incarcéré depuis mars 2024, à neuf ans et trois mois de prison pour deux viols et une agression sexuelle simple sur trois patientes.
Le jugement de première instance, rendu hier, prononce quatre ans par viol et 15 mois pour l'agression. Ce total est inférieur de sept ans aux 16 ans requis par le parquet, qui demandait sept ans par viol et deux ans pour l'agression. Le masseur, qui nie tous les faits, a fait valoir par son défenseur que les faits relevaient au pire d'une négligence et a réclamé une relaxe totale.
Les infractions ont eu lieu lors de soins entre octobre 2022 et mars 2024, date de son entrée en prison provisoire. Le tribunal a retenu qu'il a eu des contacts sexuels non consentis avec les zones intimes des victimes, exploitant leur vulnérabilité et leur confiance en leur demandant d'ôter leur sous-vêtement pour un meilleur accès—un détail décrit de manière cohérente par les femmes, jugé déterminant par les magistrats.
La défense a contesté cela avec les témoignages de plus de 50 clientes, en majorité des femmes, qui ont rapporté un comportement professionnel sans irrégularités. Le tribunal a toutefois accordé une pleine crédibilité aux récits cohérents et persistants des victimes.
Outre la peine de prison, le masseur écope d'une expulsion d'Andorre pour 20 ans et doit verser 34 000 € au total en responsabilité civile aux trois victimes, plus les frais de justice. La décision n'est pas définitive ; la défense dispose de 15 jours pour faire appel.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :