Nouvelle bâtonnière du Barreau d’Andorre dénonce les problèmes d’accès au portail numérique
Margarida Marticella critique le nouveau portail juridique de la Batllia, issu du système espagnol, pour son manque d’adaptations andorranes causant des retards d’accès aux documents.
Points cles
- Le portail issu du système espagnol manque de procédures andorranes et de fonctionnalités clés.
- Les avocats ne peuvent pas consulter les documents sans notifications formelles, contrairement au système précédent.
- Les problèmes causent des retards, des contacts supplémentaires avec la Batllia et entravent la gestion des affaires urgentes.
- Appels à corriger le portail, améliorer la coordination et adopter des outils d’IA comme l’Obélex espagnol.
Margarida Marticella, la nouvelle bâtonnière élue du Col·legi d’Advocats de Andorra (CADA), a mis en lumière les problèmes persistants d’accès au nouveau portail numérique juridique de la Batllia, qui compliquent le travail quotidien des avocats.
Dans une récente interview sur *Parlem-ne* à Diari TV, Marticella a expliqué que si le système est une mise en œuvre récente, il provient d’un programme espagnol et n’est pas encore pleinement adapté aux procédures andorranes. « Tout ce qui est nouveau a besoin de temps pour s’installer et s’ajuster », a-t-elle déclaré. « Il vient d’un système espagnol avec des fonctionnalités procédurales espagnoles, et tant qu’il ne s’aligne pas sur les processus d’Andorre, certains éléments manquent encore. »
Les professionnels peinent particulièrement à consulter les documents et les jugements. Marticella a noté que contrairement aux dossiers numériques précédents, accessibles de manière égale à toutes les parties, le nouveau portail exige des notifications formelles avant que les documents ne deviennent visibles. Cela oblige les avocats à contacter fréquemment le batlle pour faire apparaître les dépôts dans le dossier électronique, entraînant des retards, une charge de travail supplémentaire et des difficultés de planification. « Il n’est pas vrai que le dossier numérique est visible de manière égale pour tout le monde », a-t-elle insisté.
Ces lacunes, a-t-elle argué, nuisent à l’efficacité et entravent l’accès rapide à des informations critiques, surtout dans les affaires urgentes ou complexes où la défense rapide des droits des citoyens est essentielle.
Marticella a également évoqué le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans le domaine juridique, affirmant qu’elle n’impacte pas encore directement les avocats andorrans mais progresse rapidement. Elle a cité l’outil Obélex espagnol, qui utilise l’IA pour automatiser les recherches de jurisprudence, comme exemple de technologie pouvant simplifier les tâches. La fonction actuelle de recherche de sentences en Andorre reste maladroite, a-t-elle ajouté.
La bâtonnière appelle à des améliorations continues du portail, à une meilleure coordination avec la Batllia et à l’exploration d’outils innovants pour que la numérisation facilite plutôt qu’entrave le travail judiciaire. Sa priorité, a-t-elle souligné, est de protéger les droits des citoyens par des pratiques professionnelles plus sécurisées et efficaces.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :