La police andorrane enquête sur une rixe entre collégiennes près d'un arrêt de bus, une fillette de 11 ans souffre d'une côte fracturée
La police en Andorre enquête sur des plaintes croisées après une rixe survenue lundi après-midi près de l'arrêt de bus de Prat del Roure à Escaldes-Engordany, au cours de laquelle une fillette de 11
Points cles
- La police andorrane enquête sur une rixe entre collégiennes près d'un arrêt de bus, une fillette de 11 ans souffre d'une côte fracturée.
- L'incident a été déclenché par un groupe WhatsApp avec insultes, contenu explicite et plans de confrontation.
- Plaintes croisées contradictoires évoquent une bagarre mutuelle entre 11-18 ans, sans implication d'adultes.
- Retards de bus dus à la visite de Macron ont contribué au lieu de l'altercation.
La police en Andorre enquête sur des plaintes croisées après une rixe survenue lundi après-midi près de l'arrêt de bus de Prat del Roure à Escaldes-Engordany, au cours de laquelle une fillette de 11 ans originaire d'Arinsal a subi une côte fracturée, des ecchymoses et des éraflures. L'incident fait l'objet de versions contradictoires, avec de nouveaux détails sur un groupe WhatsApp visant l'une des mineures et des vidéos filmées par des passants.
La rixe a éclaté vers 17h30 alors que la fillette rentrait seule chez elle après l'école locale d'Escaldes. Des retards de bus, dus aux perturbations de circulation causées par la visite du coprince français Emmanuel Macron, l'ont laissée attendre à l'arrêt. Selon la plainte déposée par sa famille mardi matin et étayée par un rapport médical, une autre fille l'a abordée et l'a emmenée vers une zone de conteneurs à ordures à proximité. La situation a dégénéré lorsque d'autres personnes se sont jointes à elles, entraînant des coups physiques. Un passant a découvert la fillette blessée, lui a porté secours et a alerté la police, qui est intervenue, a identifié plusieurs participants et a ouvert une enquête préliminaire.
Les tensions proviendraient d'un groupe WhatsApp où du contenu sexuel et des commentaires explicites ont circulé plusieurs semaines plus tôt. La victime affirme avoir tenté à plusieurs reprises de quitter le groupe en raison de son malaise, ce qui a provoqué moqueries, insultes et demandes de rencontre en personne, qu'elle a d'abord refusées. Les familles des autres jeunes ont déposé une contre-plainte, décrivant une bagarre mutuelle entre mineurs. Elles nient la présence de matériel sexuel dans le chat et affirment que la fillette de 11 ans a frappé la première après avoir accepté de rencontrer une fille. Des sources proches d'elles réfutent aussi toute implication d'adultes, en niant notamment la participation d'une sœur de 18 ans formée aux arts martiaux – initialement accusée d'avoir pris part à la rixe.
La police a confirmé les deux signalements et interroge les personnes impliquées tout en analysant les messages WhatsApp, y compris un nouveau groupe nommé d'après un « plan contre » l'une des mineures, créé par des élèves de l'école d'Escaldes. Ce groupe, désormais au cœur d'une plainte déposée jeudi, visait à confronter la fille initialement considérée comme l'agresseur. Les origines de la rixe pourraient aussi être liées à un différend autour d'un garçon entre des enfants de 11 et 12 ans. Des enregistrements réalisés par des amis d'une participante jusqu'à l'escalade de la situation ont été transmis aux enquêteurs, aidant à clarifier les faits. Tous les impliqués – principalement des filles de 12 à 18 ans, avec deux garçons et jusqu'à huit personnes au total – se connaissaient vaguement via des activités extrascolaires. Aucun adulte n'a participé, selon les constatations policières.
Les policiers poursuivent l'examen des preuves numériques pour détecter d'éventuelles menaces ou coordinations au milieu des divergences. La fillette est retournée à l'école mardi pour voir ses amies malgré la douleur. Aucune charge n'a été retenue pour l'instant, l'enquête privilégiant la résolution de cette affaire impliquant plusieurs mineurs et les préoccupations sur l'agressivité juvénile attisée par les réseaux sociaux.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Altaveu•
'Pla contra…': el grup de WhatsApp entre escolars per anar a retre comptes per la 'baralla de nenes'
- Diari d'Andorra•
Denúncies encreuades pel cas de l’agressió a una menor
- Altaveu•
Denúncies creuades per l'altercat entre noies menors en dependències del Prat del Roure
- Diari d'Andorra•
Denunciada la menor que va denunciar una agressió grupal al Prat del Roure
- Diari d'Andorra•
Investiguen una agressió a una menor a Prat del Roure
- La Veu Lliure•
Una nena d’11 anys denuncia una agressió en grup al Prat del Roure
- Altaveu•
Una baralla de nenes acaba amb una costella trencada i una investigació policial
- ARA•
Pallissa grupal a una menor a Escaldes
- Diari d'Andorra•
Agressió grupal a una menor a Prat del Roure