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Procès d’un propriétaire de chien pour l’attaque de son animal sans laisse dans un parc de montagne

Une affaire au Tribunal de Corts examine la responsabilité d’un randonneur après les morsures de son chien sans laisse sur une femme et son chien d’assistance dans le Parc Natural del Comapedrosa.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Novembre 2021 : chien croisé de 43 kg mord une femme et son AmStaff muselé dans le parc de Comapedrosa.
  • Victime : plaies aux bras, morsure à la cuisse ; son chien subit un grave traumatisme crânien.
  • Procureurs réclament 3 000 € d’indemnisation pour violation des règles ; accusation particulière demande 2 000 € d’amende, révocation de permis.
  • Décision prévue le 27 mars ; défense évoque l’absence d’antécédents agressifs du chien.

Un procès au Tribunal de Corts a examiné si un propriétaire de chien est responsable des blessures causées par son animal sans laisse dans un parc de montagne, mettant en lumière les tensions entre la liberté des animaux de compagnie et les règles de sécurité.

L’affaire provient d’un incident survenu en novembre 2021 dans le Parc Natural del Comapedrosa. Le prévenu, dont le chien croisé de 43 kg – recueilli dans une ferme portugaise – court librement pendant les randonnées, a admis l’avoir détaché ce matin-là comme d’habitude. Il a brièvement perdu de vue l’animal, qui est revenu avec de légères égratignures de branches qu’il n’a pas jugées dignes d’une visite vétérinaire. Il l’a décrite comme « douce et non agressive », adaptée aux sorties en montagne sans laisse.

La victime, en revanche, a relaté une attaque soudaine alors qu’elle montait sur le sentier avec son American Staffordshire Terrier, en formation comme chien d’assistance psychosocial. Le chien du prévenu a foncé en descendant, mordant à la fois son animal – portant une muselière en tissu et une laisse conformément aux règlements – et elle-même. Elle a subi des plaies incisées-contuses aux bras et une morsure profonde à la cuisse avec des perforations d’entrée et de sortie. La lutte des animaux a rompu les laisses du chien de la victime.

Un vétérinaire ayant soigné le chien d’assistance a détaillé des morsures graves à la tête et un trou nasal exposant les voies respiratoires internes. Le vétérinaire du prévenu, bien qu’il n’ait pas examiné l’animal après l’incident, a confirmé que la structure de la mâchoire correspondait aux blessures. Les procureurs ont argué que le manque de surveillance du propriétaire et la violation des règles du parc – interdisant les chiens sans laisse – avaient directement causé le choc, notant que même les animaux dociles peuvent réagir agressivement. Ils réclament 3 000 € d’indemnisation.

L’accusation particulière est allée plus loin, réclamant une amende de 2 000 €, une interdiction de travailler avec des animaux, la révocation du permis de chasse du prévenu, et plus de 5 100 € pour la responsabilité civile et les frais vétérinaires, invoquant le traumatisme émotionnel durable du chien.

La défense exige l’acquittement, soulignant l’absence d’antécédents de bagarres pour le chien. Le tribunal rendra sa décision le 27 mars, pesant les libertés des randonneurs face aux obligations de laisse.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :