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Les procureurs requièrent 12 mois de prison avec sursis contre une femme adulte accusée d’avoir participé à une agression collective

contre une jeune femme à la discothèque Eivissa Experience en 2020, alors que les témoignages divergent.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Victime agressée par un groupe de filles à la sortie de la discothèque : poussée, cheveux tirés, coups au visage et aux épaules, nécessitant un traitement hospitalier.
  • Prévenues nient un rôle actif ; l’une admet avoir tiré les cheveux mais pas de coups ; une troisième fille sanctionnée pour le premier tiraillement.
  • Procureurs invoquent la preuve d’une agression collective malgré les trous de mémoire ; requièrent sursis et mise à l’épreuve pour la prévenue adulte.
  • Défense demande la relaxe pour témoignages incohérents ; verdict attendu le 1er avril.

Les procureurs requièrent une peine de 12 mois de prison avec sursis pour une femme adulte accusée d’avoir participé à une agression collective contre une jeune femme à l’ancienne discothèque Eivissa Experience en janvier 2020.

L’affaire a été jugée cette semaine devant le Tribunal de Corts d’Andorre, six ans après les faits survenus dans cet établissement bondé. Les témoins ont invoqué des trous de mémoire dus au temps écoulé et à l’ivresse des personnes impliquées. La victime a décrit comment un groupe de filles l’a approchée sans raison, l’a poussée à terre, lui a tiré les cheveux et l’a frappée au visage et aux épaules. Elle a désigné les deux prévenues comme les instigatrices de l’attaque et a présenté des blessures visibles au front et au nez, nécessitant des soins hospitaliers cette nuit-là. Une amie a corroboré son récit, affirmant avoir vu plusieurs personnes s’en prendre à elle dans le chaos à la sortie de la discothèque après une dispute.

Les deux prévenues nient toute participation active, affirmant n’avoir été que témoins de la rixe. La femme adulte a décrit une relation amicale avec la victime, tandis que la mineure d’alors a reconnu avoir tiré les cheveux de la victime mais a nié avoir porté des coups de poing ou de pied. Une troisième fille, qui avait accepté une sanction pour un premier tiraillement de cheveux, a témoigné que les prévenues étaient restées en dehors du « cercle » de violence. Le lendemain, l’une des prévenues a envoyé un message à la victime pour s’enquérir de son état et nier sa participation – les procureurs y voient un aveu implicite, tandis que les avocats parlent de simple politesse. Toutes les parties s’accordent à dire que la victime et les accusées n’entretenaient ni amitié ni rancune préalable, l’une notant : « Andorre est très petit et tout le monde se connaît ».

Les procureurs soutiennent que l’agression collective est prouvée malgré les difficultés liées au temps et à l’alcool, notant qu’elle aurait pu causer des blessures bien plus graves. Ils requièrent les 12 mois avec sursis assortis de quatre ans de mise à l’épreuve, plus une responsabilité civile, pour la femme adulte ; la mineure, qui a déjà purgé six week-ends de détention à domicile comme mesure disciplinaire, n’encourt pas de sanction supplémentaire.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe, pointant les témoignages incohérents, les souvenirs effacés et l’absence de preuves directes liant leurs clientes aux coups. Le tribunal rendra son verdict le 1er avril.

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