Le syndicat enseignant exige des contrats à temps plein pour les collaborateurs éducatifs andorrans
Le SEP réclame des contrats de 40 heures par semaine ou une prise en charge CASS pour les assistants sous-payés, dont les faibles horaires découragent les candidats en pleine pénurie de personnel.
Points cles
- Le SEP exige des contrats de 40 heures pour les assistants ou une couverture CASS pour atteindre le seuil des avantages santé.
- Les contrats actuels de 30 heures (ou moins) imposent des cotisations CASS à la charge des salariés et un salaire insuffisant.
- Les pénuries de personnel s'aggravent, surtout dans les écoles du système français, en raison de conditions peu attractives.
- Les ministères examinent les rôles et contrats dans le cadre de négociations syndicales en cours.
Le syndicat de l'enseignement public (SEP) a exhorté le ministère de la Fonction publique à embaucher tous les collaborateurs éducatifs avec des contrats à temps plein de 40 heures par semaine. À défaut, l'administration devrait combler le manque à gagner pour que ces travailleurs soient éligibles à la couverture santé de la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS).
De nombreux assistants d'enseignement, ainsi appelés, reçoivent actuellement des contrats pour seulement 30 heures par semaine, ce qui abaisse leur rémunération en deçà du seuil minimum pour les avantages sociaux automatiques. Par conséquent, ils doivent payer les cotisations CASS de leur poche. Le SEP argue que leurs salaires sont aussi inadéquats au regard de leurs responsabilités, surtout comparés à des rôles similaires dans d'autres secteurs publics. Ces problèmes découragent les candidats à un moment où les réglementations andorranes sur l'éducation exigent un tel personnel d'appui dans certains niveaux scolaires des trois systèmes coexistants du Principat — espagnol, catalan et français.
Les difficultés sont particulièrement aiguës dans les écoles du système français, où les heures sont encore plus faibles. Les collaborateurs y sont embauchés proportionnellement à ce temps réduit, rendant souvent la couverture sociale inaccessible sans frais personnels. Des sources du SEP ont noté que les discussions syndicales sur le sujet traînent depuis des mois, les conditions contractuelles seules décourageant les candidats. « C'est là que réside la difficulté à trouver du personnel », ont-elles déclaré.
Un accord récent sur la politique salariale a apporté quelques améliorations, mais le syndicat estime qu'il est insuffisant. Le ministère de la Fonction publique n'a pas encore réagi. Par ailleurs, le ministère de l'Éducation a lancé un examen du rôle lui-même, reconnaissant sa nécessité tout en admettant qu'il est mal défini et réglementé. Les responsables visent à redéfinir le poste — missions et contrats inclus — pour résoudre ces problèmes persistants.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :