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Trois touristes israéliens à Pas de la Casa portent plainte après des chants de 'Palestine libre'

Incitations à la violence par gestes de égorgement et célébration de leur expulsion, enquête en cours.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraEl PeriòdicARAAltaveu

Points cles

  • Touristes demandent chanson israélienne première visite ; personnel annonce nationalité et crie 'Palestina lliure'.
  • Deuxième visite : micro saisi, question 'slit their throats', geste d'égorgement.
  • Propriétaire les expulse pour droit d'admission, célèbre avec 'The Jews have left, we can keep partying'.
  • Police priorise enquête suite à backlash médiatique et communautaire ; personnel nie antisémitisme, pas d'arrestations.

Trois touristes israéliens ont porté plainte auprès de la police pour des menaces antisémites et une expulsion d'une discothèque à Pas de la Casa, incitant les forces de l'ordre à recueillir les témoignages du gérant et du DJ, qui nient catégoriquement les accusations.

L'incident se serait produit lors de deux visites au nightclub situé derrière leur hôtel. Leur première nuit en Andorre, après une journée de ski, l'un d'eux a demandé une chanson israélienne, ce qui a permis au personnel d'identifier leur nationalité. Le propriétaire ou le DJ l'a annoncé au micro et a crié « Palestina lliure » ou « Free Palestine ». Le groupe est parti sans autre incident.

Deux nuits plus tard – le lundi 23 février vers 23 heures – ils sont revenus. Le personnel les aurait reconnus, s'est emparé du micro et a demandé : « Ici il y a des Juifs. Quelqu'un veut leur trancher la gorge ? » ou des mots similaires, tout en incitant les clients à les confronter. Un employé aurait fait un geste d'égorgement. Un quatrième Israélien, séjournant deux semaines à Pas de la Casa, a tenté de calmer le jeu mais a envenimé les tensions. Le propriétaire a invoqué le droit d'admission, a lancé un décompte, les a expulsés et a célébré leur départ par « Les Juifs sont partis, on peut continuer à faire la fête », selon un ami resté à l'intérieur.

Une patrouille de police a trouvé le groupe dehors, est entrée dans le club et a entendu des versions radicalement opposées du personnel. Les agents ont suggéré de déposer des plaintes formelles. Les touristes l'ont fait jeudi midi, en alertant aussi le service de la Consommation et en qualifiant l'affaire de crime de haine potentiel. Ils ont partagé leur récit sur les réseaux sociaux, repris par des médias israéliens comme Israel Hayom.

La police a confirmé le dépôt de plainte jeudi et a priorisé l'enquête en raison de l'attention médiatique et des réactions de la communauté juive, dont un groupe de Barcelone appelant le chef du gouvernement Xavier Espot à condamner publiquement ces « incitations à la haine et à la violence, antisémitisme pur », ajoutant que le silence équivaut à de la complicité. Le gérant et le DJ ont été entendus vendredi matin, niant tout acte antisémite. Les enquêteurs examinent les vidéos de surveillance, les témoignages et autres preuves ce week-end, sans interpellation. Le président de la communauté juive d'Andorre, Isaac Benchluch, appelle à la prudence en attendant les suites de l'enquête.

Un article mentionne deux plaignants, mais la police et la plupart des sources confirment trois touristes principaux plus le médiateur. L'enquête se poursuit dans le sillage de la polémique du Carnaval d'Encamp de la semaine précédente, où les organisateurs se sont excusés pour une caricature d'étoile de David brûlée, acceptée comme conclusion par les locaux.

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