Touristes péruviens utilisent les bus de Barcelone pour réinitialiser leurs séjours Schengen en Andorre
Des visiteurs non-UE originaires du Pérou effectuent des excursions organisées depuis Barcelone vers l’Andorre pour obtenir des tampons espagnols à la frontière et réinitialiser leur séjour de 90 jours dans l’espace Schengen.
Points cles
- Des bus de Barcelone transportent des citoyens non-UE, surtout Péruviens, en Andorre pour des tampons espagnols réinitialisant les compteurs Schengen.
- Pratique confirmée par des témoins oculaires : passagers font la queue aux contrôles, achats minimes en Andorre.
- Liée au futur système EES de l’UE en avril, compliquant la gestion des frontières d’Andorre, « île » Schengen.
- Police espagnole ne voit pas d’abus ; négociations en cours pour éviter les files d’attente.
Des bus affrétés depuis la région de Barcelone ont été repérés transportant des groupes de citoyens non-UE, principalement originaires du Pérou, en Andorre pour des excursions d’une journée visant principalement à faire tamponner leurs passeports aux postes-frontières espagnols. Cette pratique permet à ces visiteurs d’enregistrer une sortie et une réentrée dans l’espace Schengen, réinitialisant ainsi leurs compteurs de séjour et évitant des problèmes administratifs futurs.
Des témoignages oculaires, vérifiés par *Altaveu*, indiquent qu’au cours des dernières semaines, ces bus sont arrivés pleins, les passagers s’arrêtant principalement aux contrôles de la police espagnole pour faire viser leurs documents. Bien que certains effectuent des achats ou prennent un rafraîchissement dans le Principat, l’objectif principal est d’enregistrer le passage de la frontière. Des files d’attente se sont formées par moments, avec 10 à 20 personnes attendant leur tour pour les tampons.
Cette tendance survient dans un contexte de défis plus larges posés par le futur système d’entrée/sortie de l’UE (EES), qui a déjà compliqué le recrutement de travailleurs saisonniers non-UE en Andorre cet hiver. Ces bus illustrent des efforts créatifs pour respecter les règles Schengen, qui suivent les séjours autorisés – généralement 90 jours sur une période de 180 jours.
La police espagnole n’a pas exprimé d’inquiétudes quant à un possible abus du système. Cependant, la mise en œuvre complète de l’EES est prévue pour avril, en attente de négociations finales avec l’UE, l’Espagne et la France sur les spécificités des frontières andorranes. La position de l’Andorre comme « île » Schengen – sans frontières internes mais avec des frontières externes à ses deux points d’entrée – suscite des craintes de files d’attente ingérables si des protocoles européens stricts sont appliqués sans ajustements.
Les discussions se poursuivent pour adapter les contrôles et éviter les perturbations, compte tenu du risque de congestion grave sur les routes dans les deux sens. Les autorités n’ont pas commenté davantage sur ces voyages en bus ou leurs implications.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :