Tribunal d'Andorre examine l'appel d'une condamnation pour palpation dans une boîte de nuit aux images floues
La Cour supérieure entend les arguments dans l'appel d'agression sexuelle lié à un incident en boîte de nuit en mai 2024 ; la défense parle de contact accidentel, l'accusation veut une peine.
Points cles
- Prévenu condamné pour palpation du sein d'une femme ; appel invoquant des images floues ne montrant qu'un contact à la taille.
- Affirme qu'un passant l'a poussé ivre (1,70 g/l), causant un effleurement accidentel par-dessus les vêtements.
- Procureurs : vidéo montre main sous l'aisselle, réaction affolée de la victime confirmée par témoins.
- Décision attendue en janvier ; défense veut acquittement, accusation une peine de 12 mois avec sursis.
La Cour supérieure d'Andorre a entendu hier les plaidoiries orales dans l'appel d'un homme condamné pour agression sexuelle après avoir palpé le sein d'une femme dans une boîte de nuit du centre en mai 2024. La décision du Tribunal des Corts est en examen en raison de litiges sur des images de vidéosurveillance floues, la défense réclamant l'acquittement et les procureurs une peine de 12 mois avec sursis sur quatre ans.
Le prévenu, qui dansait seul en état d'ébriété avec des amis à proximité, affirme que tout contact était accidentel. Il a déclaré au tribunal qu'un passant l'avait poussé près du bar, faisant effleurer sa main à la taille de la femme. Portant un pull sombre, il soutient que la vidéo — captée par des caméras de basse qualité — montre son bras n'atteignant que la zone abdominale, couverte de vêtements, sans preuve de contact avec le sein. Son avocat a insisté sur le fait qu'un bref effleurement par-dessus les vêtements manque d'intention pour qualifier d'agression sexuelle, le qualifiant de conséquence de la poussée plutôt que d'acte délibéré contre sa liberté sexuelle.
Les procureurs rejettent ce récit, indiquant que les images montrent la main de l'homme glissant sous l'aisselle de la femme avant un retrait rapide — et non un simple effleurement. Ils notent son demi-tour immédiat avec une expression surprise et affolée, corroborée par son partenaire présent et des policiers intervenus peu après. Malgré un taux d'alcoolémie de 1,70 g/l, le parquet maintient qu'il était suffisamment conscient pour que l'acte soit intentionnel.
La défense a mis en avant la faible résolution de la vidéo, arguant qu'elle a été mal interprétée au procès initial. Une décision sur l'appel est attendue en janvier.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :