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Tribunal d’Andorre juge que le terrain Casa Xirro n’est pas un sol urbain consolidé faute de services

Le Tribunal supérieur de justice d’Andorre a statué que le terrain connu sous le nom de Terres del Solà de l’Estany, ou Casa Xirro, près du lac Engolasters à Escaldes-Engordany, ne peut être classé

Synthese a partir de :
AltaveuDiari d'Andorra

Points cles

  • Le Tribunal supérieur d’Andorre juge que le terrain Casa Xirro n’est pas un sol urbain consolidé faute d’eau, d’assainissement, d’éclairage et d’accès.
  • Le tribunal confirme le recours du conseil communal et annule partiellement les plans d’urbanisme de 2007 et 2018 pour ce site dégradé près du lac Engolasters.
  • Urbanisation à seulement 40 % avec aucun service opérationnel, primant sur les classifications formelles.
  • Conseil d’Escaldes-Engordany satisfait ; les propriétaires peuvent faire appel devant le Tribunal constitutionnel.

Le Tribunal supérieur de justice d’Andorre a statué que le terrain connu sous le nom de Terres del Solà de l’Estany, ou Casa Xirro, près du lac Engolasters à Escaldes-Engordany, ne peut être classé comme sol urbain consolidé en raison de l’absence de services essentiels tels que l’eau potable, l’assainissement, l’éclairage et un accès adéquat.

Le 5 mars 2026, la chambre administrative du tribunal a rejeté l’appel des propriétaires—les héritiers de Joan Tomàs—confirmant la position antérieure du conseil communal et annulant partiellement les Plans d’urbanisme communal (POUP) de 2007 et 2018 pour ce site. Un rapport d’expertise judiciaire a conclu que l’urbanisation n’était réalisée qu’à environ 40 %, dans un état de dégradation important, sans bâtiments ni services opérationnels, malgré sa classification formelle comme sol urbain consolidé.

Le litige remonte à 2022, lorsque le conseil communal, dirigé par les premiers consuls Rosa Gili et Quim Dolsa, a lancé une procédure de lésion pour contester des décisions vieilles de décennies remontant à 1992. Cela incluait la contestation des limites du terrain, un échange de parcelles et le statut urbain du site. Les réclamations initiales sur les limites et l’échange ont été rejetées comme prescrites, mais le tribunal s’est concentré sur la question de la classification, estimant que la réalité matérielle—l’absence d’infrastructures de base—prime sur les désignations formelles d’urbanisme.

Les propriétaires avaient argué qu’une modification de 2018 de la Loi générale d’aménagement du territoire et d’urbanisme (LGOTU) permettait une flexibilité pour les urbanisations approuvées préexistantes, même incomplètes, et cité des cas comparables comme Can Noguer. Le tribunal a rejeté cela, précisant que cette disposition ne concerne que des ajustements techniques de voirie, et non l’absence de services de base requis par l’article 25 de la LGOTU. Il a souligné que des infrastructures « effectives et opérationnelles » sont obligatoires.

Le conseil communal d’Escaldes-Engordany s’est félicité de la décision. Rosa Gili, première consule, a déclaré aux médias que la commune « a appliqué correctement les réglementations » et agi pour défendre l’intérêt public, et non contre des individus, malgré un processus « compliqué et douloureux » impliquant des familles liées à la politique. Elle a noté que le conseil n’avait pas initié le contentieux ; les propriétaires ont assigné en justice après le refus de leur permis pour un lotissement résidentiel—prévu pour des maisons unifamiliales.

La décision clôt le dossier de lésion mais laisse en suspens un recours connexe sur le refus de permis ; il devrait reprendre et confirmer vraisemblablement le rejet. La famille Tomás examine ses options, y compris un recours potentiel devant le Tribunal constitutionnel, bien que des sources le qualifient de voie exceptionnelle. Par ailleurs, l’urbanisme d’Escaldes-Engordany reste suspendu en attendant une révision du nouveau POUP.

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