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Le tribunal d’Andorre réduit la peine pour tentative de meurtre d’une femme en raison d’incapacité mentale

La Cour supérieure abaisse la peine de cinq à quatre ans pour l'attaque au rasoir contre son partenaire, en imposant un traitement psychiatrique et un suivi pour prévenir la récidive.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • Incident : entaille de 15 cm au cou du partenaire dans un aparthôtel d’Encamp, 8 oct. 2024, presque fatale.
  • Initiale : 5 ans (4 ferme, 1 sursis) ; réduite à 4 ans (3 ferme, 1 sursis avec thérapie).
  • Purgés : 1 an 2 mois ; libération possible dans ~1 an si respect des conditions.
  • Tribunal : incapacité mentale partielle reconnue des troubles mais responsabilité maintenue.

Le Tribunal supérieur d’Andorre a réduit la peine de prison d’une femme condamnée pour tentative de meurtre après avoir tranché le cou de son partenaire avec un rasoir, invoquant une incapacité mentale partielle due à ses troubles psychologiques.

Le tribunal a partiellement validé son appel contre une peine initiale de cinq ans prononcée par le tribunal de première instance — quatre ans ferme et un an avec sursis. La nouvelle peine s’élève à quatre ans : trois ans de prison ferme et un an avec sursis, assorti d’un traitement psychiatrique, d’un suivi et d’une possible hospitalisation. La partie avec sursis est suspendue pour quatre ans en cas de respect des conditions. Ayant déjà purgé un an et deux mois, elle pourrait être libérée dans un peu plus d’un an.

L’incident s’est produit le 8 octobre 2024 dans un aparthôtel d’Encamp, où elle a infligé une plaie de 15 centimètres au cou de son partenaire de l’époque. Les rapports médico-légaux ont noté que la blessure s’est approchée à quelques millimètres de mettre sa vie en danger. Les procureurs ont soutenu que l’acte témoignait d’une intention délibérée de tuer, compte tenu de la gravité de la plaie et de son comportement ultérieur.

Sa défense a fait appel, invoquant une crise psychique déclenchée par une relation toxique. Ils ont qualifié la coupure d’accidentelle au cours d’une grave crise émotionnelle impliquant panique et automutilation, plutôt que d’une tentative de meurtre. Les avocats ont mis en avant ses troubles psychologiques non traités et ont demandé une requalification en blessures volontaires aggravées avec arme. Le Tribunal supérieur a retenu les preuves psychiatriques sur son état mental mais a rejeté une exonération totale, la tenant responsable tout en appliquant l’exclusion partielle pour réduire la peine.

La décision met l’accent sur la combinaison de sanction et de thérapie pour prévenir la récidive et garantir la sécurité publique, tout en reconnaissant la gravité objective de l’attaque. Aucune mise à jour n’est disponible sur l’état de la victime.

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