Retour a l'accueil
Autres·

Le Tribunal supérieur d'Andorre va réexaminer la peine de 9 ans pour agressions sexuelles sur mineurs

Le Tribunal Superior réévaluera la peine de prison de neuf ans et les 33 000 euros d'indemnisation prononcés contre un homme de 23 ans pour agressions sur trois mineurs.

Synthese a partir de :
Diari d'Andorra

Points cles

  • Peine de 9 ans pour agressions sur trois mineurs (2021-2023), réduite pour trouble mental et âge <21 ans.
  • Parquet conteste l'exemption santé mentale, demande peines révisées totalisant 11 ans.
  • Victimes exigent circonstances aggravantes et indemnisation plus élevée pour impact durable.
  • Défense réclame acquittement total sur base d'incapacité 60 % ou réductions majeures.

La peine de neuf ans de prison prononcée le 10 décembre 2025 contre un homme de 23 ans pour agressions sexuelles sur trois mineurs sera réexaminée par le Tribunal Superior d'Andorre, à la suite d'appels de toutes les parties.

Le jugement initial du Tribunal de Corts a retenu plusieurs faits avérés entre 2021 et 2023. Il a infligé trois ans pour le premier délit, quatre ans et demi pour le second, et 18 mois pour le troisième, soit un total de neuf ans de détention. Le tribunal a également ordonné une indemnisation combinée de 33 000 euros pour préjudice moral. Les juges ont appliqué une exemption partielle en raison du trouble mental du prévenu, qui limitait partiellement ses capacités, ainsi qu'un facteur atténuant pour son âge inférieur à 21 ans au moment des faits. Cela a réduit les peines en deçà de ce que demandaient les procureurs et les parties civiles.

Le parquet a fait appel de la réduction pour motif de santé mentale, estimant qu'elle n'était pas suffisamment établie et demandant son suppression. Il requiert désormais six ans pour l'épisode le plus grave, trois ans pour un autre, et deux ans pour le troisième – moins que sa demande initiale de quatre ans pour ce dernier chef. Les parties civiles de deux victimes ont qualifié cette position d'incohérente, s'interrogeant sur la manière dont le parquet peut contester la réduction tout en proposant une peine plus légère.

Les représentants des victimes réclament des circonstances aggravantes et une indemnisation plus élevée, arguant que la peine ne reflète pas la gravité des faits et leur impact durable. La défense maintient sa demande d'acquittement total, affirmant que les preuves ne lèvent pas la présomption d'innocence. Elle met en avant le taux d'incapacité reconnu de 60 % du prévenu pour troubles neurodéveloppementaux, qui devrait entraîner une exemption totale de responsabilité pénale. À titre subsidiaire, elle demande des réductions importantes des peines, la durée ferme ne devant pas excéder le temps déjà passé en détention provisoire.

Le Tribunal Superior devra trancher sur la validité de l'exemption pour santé mentale, les peines révisées demandées par toutes les parties, d'éventuels changements de qualification juridique, et les ajustements d'indemnisation. L'issue déterminera le sort du prévenu et fixera des précédents pour les atténuations liées à la santé mentale dans les affaires d'agressions sexuelles impliquant des preuves médicales. Les parties civiles avertissent que l'appel du parquet risque un résultat paradoxal : annuler la réduction tout en allégeant effectivement une peine, potentiellement en diluant davantage la réponse globale.

Partager l'article via

Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :