Le recteur de l’Université d’Andorre appelle à un meilleur logement et à une résidence facilitée pour attirer plus d’étudiants internationaux
Juli Minoves de l’UdA plaide pour des résidences étudiantes dédiées, des permis simplifiés et des infrastructures élargies face à un taux d’inscription étrangère inférieur à 10 %.
Points cles
- Étudiants étrangers <10 % des 700 undergrads de l’UdA, plus élevé en soins infirmiers
- Coûts élevés du logement ; besoin de résidence dédiée et renouvellements de permis simplifiés
- Extensions prévues à l’usine Reig et Andorra Telecom pour augmenter la capacité
- Multilinguisme : catalan principal, semestre en anglais/français, école doctorale internationale
Le recteur de l’Université d’Andorre (UdA), Juli Minoves, a appelé à améliorer le logement étudiant, à simplifier les procédures de résidence et à étendre les infrastructures pour soutenir une plus grande inscription internationale, lors de l’ouverture d’un séminaire CRUE jeudi à Sant Julià de Lòria.
S’exprimant devant les autorités devant l’ancienne Casa Comuna, Minoves a noté que les étudiants étrangers représentent moins de 10 % des quelque 700 étudiants de premier cycle de l’UdA et jusqu’à 1 900 étudiants au total, la majorité étant andorrane. La proportion est plus élevée en soins infirmiers, et l’université explore de nouveaux programmes pour attirer davantage de candidats étrangers. Les limites actuelles des salles de classe freinent la croissance, mais des espaces prévus à l’usine Reig et chez Andorra Telecom augmenteront la capacité.
Minoves a insisté sur la nécessité d’une résidence étudiante dédiée face aux coûts élevés du logement, ainsi que sur des renouvellements périodiques plus simples des permis de résidence pour les étudiants internationaux. Ces questions administratives font l’objet de discussions actives avec le gouvernement et les organismes locaux. « Il nous faut certaines conditions qui ne sont pas encore pleinement en place », a-t-il déclaré.
Il a lié l’internationalisation au multilinguisme, en maintenant le catalan comme langue principale d’enseignement tout en proposant un semestre en anglais et en augmentant le contenu en français pour favoriser les liens avec les universités espagnoles et françaises. Andorre devrait servir de point de rencontre entre ces cultures et la sienne, a-t-il ajouté. L’effort inclut aussi la recherche via l’École doctorale internationale, qui permet des thèses en plusieurs langues et facilite le recrutement de professeurs étrangers grâce à des partenariats.
L’événement, intitulé « Dimensió internacional de la universitat », a réuni une vingtaine de recteurs, vice-recteurs et responsables des relations internationales espagnols. Parmi les intervenants figuraient la ministre des Affaires étrangères Imma Tor, l’ambassadeur d’Espagne Carles Pérez-Desoy et la présidente de la CRUE Eva Alcón, qui a noté que les universités espagnoles comptent 8,8 % d’étudiants étrangers – en deçà des objectifs et loin des 20 % au Royaume-Uni ou en Australie. Les sessions ont abordé les défis transfrontaliers, avec des figures comme Joan Ganyet de la Generalitat de Catalunya et Joan Guàrdia de l’Université de Barcelone.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :
- Bon Dia•
Minoves aposta per una major internacionalització de l'UdA
- El Periòdic•
Internacionalitzar sense estructura és només retòrica
- Altaveu•
L'UdA reclama la residència d'estudiants per poder avançar en la internacionalització
- El Periòdic•
Minoves situa la internacionalització de la UdA com a repte en un context amb una majoria d’estudiants del país