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Culture·

La France inaugure la section française du sentier transhumant Andorre-Ariège de 32 km

Ce parcours relie Andorre et l’Ariège, célèbre bergers et culture montagnarde tout en renforçant la coopération en écotourisme.

Points cles

  • Sentier transfrontalier de 32 km entièrement balisé honorant traditions d’élevage, biodiversité et héritage pyrénéen.
  • Inauguré au Plateau de Beille avec ministres andorrans et officiels français dont Christine Téqui.
  • Met en valeur races locales comme vaches Bruna, chevaux Mérens ; refuges, festivals et événements pastoraux.
  • Lancé après reconnaissance UNESCO 2022 ; promu par Andorra Turisme et Agence tourisme Ariège.

La section française d’un sentier transhumant transfrontalier de 32 kilomètres entre Andorre et l’Ariège a été officiellement inaugurée samedi au Plateau de Beille, en France. Ce parcours entièrement balisé célèbre les pratiques traditionnelles d’élevage, la contribution du secteur primaire à la préservation des paysages et de la biodiversité, ainsi que l’héritage culturel, architectural et gastronomique lié aux montagnes, tout en favorisant la coopération en matière de tourisme durable.

L’événement a réuni des représentants clés des deux côtés. L’Andorre a délégué le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage Guillem Casal, la ministre des Affaires étrangères Imma Tor, l’ambassadrice en France Esther Rabasa, ainsi que Sebastià Plaza, conseiller paroissial de Canillo chargé de l’Environnement, de l’Agriculture et des Énergies renouvelables. Côté français étaient présents la présidente du Conseil départemental de l’Ariège Christine Téqui, qui a présidé la cérémonie, le président de la Communauté de communes de Haute Ariège Alain Marfaing, ainsi que des responsables de l’Ariège et de la région Occitanie.

Lancé en 2022 après que l’Andorre, la France, l’Espagne et d’autres pays ont soutenu la désignation par l’UNESCO de la transhumance comme patrimoine culturel immatériel, le sentier met en valeur les bergers, les éleveurs de bétail, les agriculteurs et les éleveurs. Il met en scène des races locales, dont la vache Bruna andorrane, la Gasconne des Pyrénées, les chevaux Mérens et catalans ou de Cerdagne, ainsi que des ovins comme la Berberina et la Tarasconnaise. Le tracé longe des sites pastoraux de montagne tels que les bordes et les orris en pierre, et intègre des festivals, foires et événements liés à la transhumance. En Andorre figurent par exemple la bénédiction des herbes à Setúria, le déplacement du bétail d’Arcalís vers les vallées de Rialp début août à Ordino, et la migration des troupeaux des Bordes d’Envalira vers des pentes plus ensoleillées à Canillo.

Adapté aux randonneurs, trail runners, familles et promeneurs occasionnels, le sentier comprend des refuges gardés à Juclar en Andorre et à Rhules en France.

Les partenaires andorrans impliqués sont le gouvernement, le conseil paroissial de Canillo, l’Association des agriculteurs et éleveurs andorrans, Andorra Turisme et l’École de formation aux sports et métiers de la montagne. Côté français : le Conseil départemental de l’Ariège, la Communauté de communes de Haute Ariège, la Chambre d’Agriculture et l’Agence de tourisme de l’Ariège. Andorra Turisme et l’Agence de tourisme de l’Ariège collaborent désormais sur la promotion.

La partie andorrane avait été ouverte le 18 octobre 2024 lors des sessions de dialogue transfrontalier Andorre-Occitanie, la rencontre de samedi marquant l’achèvement du lancement institutionnel complet du sentier.

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