Urgèlia Vol. 21 lancé : innovations musicales ecclésiastiques de 1767-1836 explorées
Lancement dirigé par l’évêque d’une publication savante annuelle qui met l’accent sur le développement culturel à travers des articles sur le riche legs musical et historique du diocèse andorran.
Points cles
- L’évêque Josep-Lluís Serrano Pentinat ouvre l’événement, insistant sur l’investissement culturel et la valeur de la lecture.
- 11 articles sur histoire, art, patrimoine ; thèse de Joan Benavent sur innovations musicales 1767-1836 à la cathédrale Santa Maria.
- Thèse détaille ensemble de 20 musiciens, maîtres comme Jaume Balius, concerts domestiques, processions à partir de +2000 partitions d’archives.
- Autres études sur mélodies de saint Ermengol, diplômes du XIIIe siècle, figures médiévales par Benigne Marquès et al.
La présentation du 21e volume de la publication annuelle *Urgèlia* a eu lieu vendredi après-midi au Seminari Diocesà d’Urgell, à La Seu d’Urgell, lors d’un événement ouvert au public présidé par l’évêque d’Urgell, Josep-Lluís Serrano Pentinat.
L’évêque a ouvert la séance en soulignant l’importance des investissements culturels, notant que « nous grandissons en culture lorsque nous investissons dans la culture ». Il a décrit la rencontre comme un espace d’échange et d’apprentissage, exhortant les participants à se plonger dans les textes et mettant en avant la valeur de la lecture et de l’écriture avec une citation de Victor Hugo : « Celui qui lit voyage ; connaître les racines, c’est les aimer. » Les intervenants ont été présentés par l’Arxiver Capitular, Benigne Marquès.
Cette édition comporte 11 articles sur l’histoire, l’art et le patrimoine culturel, avec un accent particulier sur le patrimoine musical de l’Église d’Urgell. Une contribution clé résume la thèse de doctorat de 2023 de Joan Benavent Peiró à l’Université d’Andorre, qui explore les innovations musicales à la cathédrale Santa Maria de 1767 à 1836. Cette période a marqué un âge d’or pour l’ensemble, qui s’est développé jusqu’à environ 20 instrumentistes et chanteurs bien rémunérés, dirigés par des maîtres de chapelle tels que Jaume Balius, Maurici Espona et Bru Pagueras, aux côtés de l’époque de Joan Brudieu. Benavent établit des comparaisons avec les scènes contemporaines de Salzbourg et de Vienne, où Mozart a mené des développements avant-gardistes.
S’appuyant sur les archives de l’évêché — plus de 2 000 partitions jusque-là inexplorées —, la thèse détaille des concerts domestiques à la maison du prêtre Joan Batlló, des siestes musicales profanes pendant la Corpus Christi et la fête de saint François de Sales, des processions élaborées s’arrêtant à des lieux comme les Augustins, des textes de villancicos de Noël imprimés localement, et un cahier de musique de 1820 par Maria Rosa Jordana de la collection Areny-Plandolit.
Benavent, qui a enseigné au Conservatori dels Pirineus de 2009 à 2016, a choisi cette période car La Seu d’Urgell représente un terrain fertile mais sous-étudié pour la production musicale au-delà de Brudieu et Marfany. Il note que les archives, bien que non inconnues, restent éloignées des centres académiques et prêtes à être explorées.
Les autres articles comprennent des études sur les mélodies de l’office de la fête de saint Ermengol ; une analyse du XIIIe siècle du Diplomatari de Santa Maria d’Organyà par Tània Alaix et Jesús Alturo ; des examens d’un parchemin d’Oliana du XIIe siècle et de la figure d’Arnau Pintor par Benigne Marquès ; un portrait du médecin bigame médiéval Deuloguard Bunió à La Seu par Carme Batlle ; et des contributions de Xavier Pons, Joaquim Garrigosa, Pere Pujol, Joan Josep López Burniol, Nemesi Marqués et Montserrat Pagès.
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