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Culture·

Cours intensifs matinaux et explorations andorranes favorisent la pratique du catalan

Les participants, âgés de 18 à 52 ans et originaires de 12 pays, partagent leurs motivations personnelles lors du 25e Campus universitaire de langue catalane à Sant Julià de Lòria.

Points cles

  • 30 étudiants de 12 pays (Canada, Japon, Ukraine...) au 25e Campus catalan à Sant Julià de Lòria
  • Cours A2/B1 le matin, visites patrimoniales et interactions locales l'après-midi
  • Accueil par la ministre Helena Mas, qui vante son rôle dans la promotion mondiale du catalan
  • Lancé en 2002 avec l'Institut Ramon Llull, il mêle langue et culture andorrane

Une trentaine d’étudiants universitaires originaires de 12 pays participent cette semaine à la 25e édition du Campus universitaire de langue catalane à Sant Julià de Lòria. Le programme associe des sessions intensives de langue catalane le matin aux niveaux A2 et B1, et des visites d’après-midi sur des sites patrimoniaux, des conférences sur la culture locale et des excursions dans la paroisse pour renforcer la fluidité par l’immersion.

Les participants, âgés de 18 à 52 ans, sont arrivés en Andorre après une semaine de cours à Gérone. Ils représentent le Canada, le Japon, l’Ukraine, l’Écosse, l’Italie, la Pologne, la République tchèque, l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Russie et la Slovaquie. Les après-midis et les soirées offrent des occasions de pratiquer avec les habitants, des discussions informelles aux interactions quotidiennes comme commander un café.

Lundi matin, le groupe a reçu un accueil officiel à la mairie en présence de la ministre de la Santé Helena Mas, du premier consul Cerni Cairat et de la seconde consule Sofia Cortesao. Mas a qualifié le campus d’outil clé pour promouvoir le catalan à l’international et favoriser des échanges culturels qui renforcent les liens entre les participants et l’Andorre. Cairat les a encouragés à s’immerger dans l’histoire de la paroisse, ses festivals et ses traditions musicales catalanes.

Eva Royo, responsable de la Zone langue catalane au Département de la politique linguistique, a souligné que le catalan sert de langue commune au groupe très diversifié, beaucoup ne partageant pas d’autres langues comme l’espagnol ou le français. Elle a détaillé la structure : trois heures de cours le matin suivies d’une application concrète dans des contextes culturels et sociaux.

Les étudiants ont partagé leurs motivations pour participer. Jacob, étudiant polonais à l’université de Varsovie, a découvert le catalan lors d’un séjour Erasmus à Barcelone il y a deux ans et le poursuit depuis, attiré par sa nouveauté et son potentiel conversationnel. Paula, de République tchèque, a commencé à l’apprendre après avoir rencontré une fille de Minorque lors d’une école d’été au Royaume-Uni ; désireuse de se lier avec la famille de son amie, elle a progressé en vivant à Manresa, où son partenaire jouait au basketball professionnel.

Lancé en 2002 avec le soutien des autorités andorranes et baléares, le campus implique depuis 2003 l’Institut Ramon Llull, le gouvernement andorran et des partenaires catalans. Le gouvernement a mis en avant son rôle dans l’alliance entre l’apprentissage linguistique et la découverte du contexte social, culturel et historique de l’Andorre.

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