Retour a l'accueil
Culture·

Le gouvernement impose des restrictions urbanistiques et une surveillance archéologique à Canillo pour protéger l’église

Des zones internes et secondaires limitent les changements urbains afin de préserver les vues historiques et le paysage du monument. Canillo doit adapter son plan d’urbanisme.

Points cles

  • Décret créant zones interne et secondaire pour protéger vues historiques et paysage de l’église.
  • Bâtiments existants comme Moto Museum et Casa Pellicer soumis à règles strictes sans augmentation de volume.
  • Interdiction câbles visibles et éléments routiers dominants ; révision urbanisme exigée à Canillo.
  • 19e bien protégé lié à candidature UNESCO pyrénéenne avec France et Espagne.

Le gouvernement approuve des zones de protection pour l’église Sant Joan de Caselles Les autorités andorranes ont approuvé mardi un décret établissant des zones de protection permanentes autour de l’église Sant Joan de Caselles, dans la paroisse de Canillo. Ces mesures imposent des restrictions urbanistiques et une surveillance archéologique pour préserver le monument et son paysage.

Le décret définit deux zones : une zone d’accompagnement intérieur et une zone préventive secondaire. Celles-ci limitent les modifications du cadre historique, esthétique et environnemental du site, y compris les vues essentielles à son appréciation et à son analyse. Les limites protégées partent d’AINA le long du chemin de Devesassa jusqu’à la rivière Seig vers le Valira, remontent jusqu’au torrent de la cascade des Moles. La ligne traverse ensuite la rivière, se dirige au nord-ouest jusqu’à 1700 m d’altitude, suit le torrent de Llampa au sud jusqu’à la route CG-2, et boucle vers AINA.

Les constructions existantes en zones non constructibles comprennent l’ancien bâtiment du Moto Museum semi-enterré et son parking couvert à côté de l’église, ainsi que le complexe de Casa Pellicer avec son entrepôt, l’ex-hôtel reconverti en logements locatifs publics, et les résidences adjacentes. L’entretien et les améliorations pour une meilleure intégration sont autorisés, mais sans augmentation de volume. Le Moto Museum, jugé discordant avec le fond rural et obstruant les vues du monument, fait l’objet de restrictions strictes. Les résidents des logements publics doivent utiliser du mobilier extérieur discret, aux couleurs neutres et sans éclat.

Une nouvelle annexe à Casa Pellicer est autorisée si elle s’aligne sur la configuration résidentielle — rez-de-chaussée plus deux étages — avec des caractéristiques traditionnelles comme des toits à deux pans de pente égale, sans auvents ni volets, en tons sourds et avec une tuile unie. La paroisse de Canillo prévoit d’abandonner et de réaffecter le parking avec un revêtement perméable et paysager.

Les infrastructures visibles comme les câbles, tels que les télésièges, sont interdites si elles empiètent sur les lignes de vue ou l’arrière-plan de l’église. De nouvelles routes peuvent être réalisées sans ponts, viaducs ou éléments dominant les champs visuels depuis les points d’approche.

L’approbation fait suite à un édit de novembre paru au Bulletin officiel de la Principauté d’Andorre (BOPA), à une consultation publique sur 15 biens affectés, et à des réponses à deux allégations, affinant le projet initial.

Canillo doit réviser son urbanisme pour intégrer ces règles. L’église devient le 19e bien bénéficiant d’une telle protection, lié à la candidature UNESCO « Témoins matériels de la construction de l’État pyrénéen : la Co-Principauté d’Andorre », un effort conjoint avec la France et l’Espagne pour la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Partager l'article via