Abián Díaz embrasse la « noblesse » pathétique dans son prochain spectacle
L’écrivain et comédien canarien Abián Díaz revendique le « pathétique » comme noble dans son one-man show absurde, offrant une pause face au chaos de la vie au Centre de Congrès d’Andorre.
Points cles
- Díaz voit le « pathétique » comme l’essence noble de l’humanité : erreurs avec illusion de contrôle.
- Show Patético naît de son « incapacité à être comique », créant des moments de « folie » spontanés.
- Performance le 6 février à 21h30 à Andorre ; structurée mais unique selon l’énergie du public.
- Blessure au rugby l’a mené à la comédie ; déteste voler chaque semaine depuis Tenerife malgré la gratitude.
L’écrivain et comédien canarien Abián Díaz décrit son prochain spectacle comme un moment de répit vital au milieu des absurdités de la vie, en embrassant la « noblesse » du terme « pathétique » pour saisir la folie humaine.
Dans une interview avant sa performance *Show Patético*, Díaz a expliqué que le mot « pathétique » reflète l’essence de l’humanité : des erreurs constantes associées à une illusion de contrôle. « Il y a une certaine noblesse derrière le terme “pathétique” », a-t-il dit, notant que le rire surgit différemment pour chacun. Il a admis avoir du mal à définir la comédie elle-même, préférant mettre en lumière les absurdités de la vraie vie sur scène.
Le spectacle, prévu vendredi 6 février à 21h30 au Centre de Congressos d’Andorre, naît de ses propres limites en tant qu’interprète. « C’est presque une incapacité à être comique », a dit Díaz. Incapable de tenir un monologue traditionnel, il crée des stimuli spontanés pour engager le public, la production et lui-même. Le résultat est « un moment de folie » qui fait office de pause paisible face au chaos quotidien – pour lui, et idéalement pour les spectateurs aussi.
Díaz ressent une profonde gratitude envers ses publics, voyant les performances comme un exutoire justifié. Jouer lui apporte contrôle et calme, bien plus facile que des tâches banales comme commander du pain en boutique, où l’embarras n’a pas d’excuse et l’improvisation semble plus risquée. Bien que structuré avec un solide script, chaque spectacle reste unique, adapté à l’énergie de la salle.
En dehors de la scène, le natif de Tenerife maintient une forte présence sur les réseaux sociaux, même s’il préfère les lives et aspire à arrêter. Il dénonce l’usage constant du téléphone comme une « pollution mentale » – absurde, comme trimballer un paquet de mouchoirs toute la journée. Son chemin vers la comédie fut accidentel : une blessure au rugby a brisé ces rêves, le poussant à chercher le plaisir ailleurs. Ça a marché.
Ses galères de voyage soulignent sa réalité « pathétique ». Voler chaque semaine depuis Tenerife vers les gigs sur le continent le terrifie. « Je vis dans la situation pathétique d’être reconnaissant de perdre des années de vie chaque semaine », a-t-il remarqué.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :