Le roman « El diable irlandès » d’Àlex Garrido remporte le prix Fiter i Rossell et explore migration et logement
Ce roman policier primé suit un inspecteur des Mossos de Catalogne jusqu’à Ballymun tout en abordant la pénurie de logements et les discours antimigratoires.
Points cles
- El diable irlandès a remporté le prix Fiter i Rossell ; publication prévue au printemps par un éditeur andorran.
- L’intrigue policière commence par la mort d’un écrivain primé et suit un inspecteur original des Mossos jusqu’à Ballymun, en Irlande.
- Le roman aborde la pénurie de logements, la spéculation immobilière et la stigmatisation des migrants.
- Garrido lie l’essor des discours anti-immigrés au manque d’opportunités, critique les échecs politiques et s’est retiré de la politique de première ligne en 2023.
Àlex Garrido, originaire de Manlleu, allie une carrière littéraire, d’enseignement et politique. Son dernier roman, *El diable irlandès* (Le Diable irlandais), a remporté le prix Fiter i Rossell et sortira en librairie vers le printemps ; un éditeur andorran s’occupera de la publication, encore à confirmer.
Le livre revient au genre du roman policier et s’ouvre sur la mort d’un écrivain récemment primé. Un inspecteur original des Mossos d’Esquadra, qui apporte une touche d’humour, mène l’enquête qui le conduit finalement à Ballymun, un quartier immigré d’Irlande en pleine régénération.
Au-delà de l’intrigue, Garrido aborde la pénurie de logements et la spéculation immobilière, en utilisant Andorre comme toile de fond résonnante. Surtout, il destine le roman à une réflexion sur la stigmatisation des migrants et la propagation des discours de haine à leur encontre.
Garrido raconte que l’idée est née d’un commentaire de Donald Trump sur l’expulsion de tous les immigrés ; bien que le secteur des affaires ait averti que de telles mesures nuiraient à l’économie, la rhétorique anti-immigration s’est amplifiée. Il attribue une grande partie de cet essor des discours haineux à un manque d’opportunités, surtout chez les jeunes, et observe comment de tels récits s’installent en classe et se propagent sur les réseaux sociaux.
En même temps, Garrido refuse de tout mettre sur le dos des plateformes sociales. Il estime que les politiques de gauche et du centre en Catalogne, en Espagne, en Europe et ailleurs n’ont pas toujours réussi et doivent se repositionner en tirant les leçons de leurs erreurs. Il met en garde contre ce qu’il appelle un « bonisme » excessif – trop centré sur les droits sans insister sur l’intégration et les devoirs qui l’accompagnent –, qui, selon lui, a contribué à alimenter le sentiment antimigratoire.
Le roman examine aussi les erreurs de ceux qui prônent des politiques alternatives. Garrido, qui a quitté son poste de maire de Manlleu et son adhésion à un parti en 2023, dit s’être désillusionné de la politique de terrain. Son métier d’enseignant l’a sensibilisé au climat social actuel et l’a poussé à un engagement politique, mais il compte rester à l’écart des feux de la rampe.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :