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Culture·

Le tribunal de la Batllia annule le décret protégeant la Casa de la Vall et l'église Sant Esteve faute de notifications personnelles

aux propriétaires, compliquant la candidature UNESCO.

Synthese a partir de :
El PeriòdicAltaveuBon DiaDiari d'Andorra

Points cles

  • Le tribunal a annulé le décret de janvier 2025 pour absence de notifications personnelles par courrier recommandé aux propriétaires de Ca la Concep, Ca l’Alionó et Hotel Torres.
  • Décision fondée sur des motifs procéduraux, citant un précédent de la Cour supérieure ; impacte ~200 biens.
  • La ministre de la Culture prévoit une republication avec notifications directes ; la commune invoque la protection des données pour l'usage du BOPA.
  • La décision retarde la candidature UNESCO pour dix monuments andorrans soumise en janvier 2025.

Le tribunal de la Batllia à Andorra la Vella a annulé un décret gouvernemental de janvier 2025 qui établissait des zones de protection autour de la Casa de la Vall et de l'église Sant Esteve, jugeant la mesure invalide en raison de l'absence de notifications personnelles aux propriétaires de biens affectés.

La décision, transmise au ministère de la Culture vendredi, a donné raison à un recours déposé en juillet 2025 par les propriétaires de trois bâtiments du centre historique — Ca la Concep, Ca l’Alionó et l'ancien Hotel Torres. Ces propriétaires arguaient que les zones portaient atteinte à leurs droits de propriété en qualifiant leurs bâtiments d'« éléments perturbateurs » et en limitant les rénovations ou nouvelles constructions à rez-de-chaussée plus trois étages pour les structures vernaculaires, impactant environ 200 biens. Ils soutenaient en outre que de telles restrictions sur la propriété privée nécessitaient une loi plutôt qu'un décret et ignoraient les obstructions modernes comme les bâtiments du Consell General et du Tribunal constitutionnel.

Le tribunal s'est prononcé strictement sur la procédure, sans entrer dans le fond. Il a estimé que des envois recommandés avec accusé de réception étaient requis pour les parties identifiables subissant des impacts directs sur leurs droits d'usage, de construction ou de transformation. Les édits publics étaient insuffisants, en référence à un précédent de la Chambre administrative de la Cour supérieure du 19 décembre 2025 exigeant des notifications personnelles préalables aux tiers potentiellement affectés. Les critères d'intervention du décret ne respectaient pas non plus les normes légales et les objectifs administratifs, entraînant un retour à la situation antérieure au décret pour des communications individuelles appropriées.

La ministre de la Culture Mònica Bonell, interrogée lundi, a qualifié l'issue de purement formelle, le gouvernement envisageant un appel devant la Cour supérieure. Sans appel, le ministère compte republicer l'édit et notifier directement les propriétaires, car « le travail est déjà fait » et un redémarrage complet « ne changerait rien ». Elle a noté que les requérants s'étaient adressés au ministère, avaient reçu tous les détails et bénéficié d'un mois supplémentaire pour leurs observations. Le ministère ne disposait pas des adresses des propriétés, détenues par la commune d'Andorra la Vella, dont le délégué à la protection des données a refusé un partage direct mais a géré les notifications. Les zones ultérieures pour Sant Joan de Caselles et Sant Miquel d’Engolasters ont utilisé des notifications personnelles après autorisation en matière de protection des données.

La sous-consule d'Andorra la Vella, Olalla Losada, a défendu le rôle de la commune lundi, expliquant qu'elle avait informé les propriétaires via le Bulletin officiel de l'État privé (BOPA) car les règles de protection des données interdisaient de partager noms ou adresses avec le gouvernement. « Nous avons agi dans les limites légales et visé la collaboration », a-t-elle dit, notant un délai supplémentaire pour les observations. Elle s'est engagée à soutenir tout processus relancé, les lois sur les données ayant évolué.

Cette décision entrave la candidature d'Andorre au patrimoine mondial UNESCO pour dix monuments, soumise le 31 janvier 2025 à Paris avant une évaluation en juillet. Les zones pour Sant Joan de Caselles et Sant Miquel d’Engolasters sont en phase d'observations ; Sant Martí de la Cortinada attend l'approbation. La Casa de la Vall et Sant Esteve nécessitent un nouveau traitement, les propriétaires pouvant former un nouveau recours sur le fond.

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