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Culture·

La Nuit littéraire andorrane s’achève après 47 ans en raison de la surcharge de l’organisateur

Les organisateurs invoquent des exigences écrasantes et un conseil vieillissant face à la surprise des sponsors, tandis que la ministre de la Culture envisage un renouveau avec un prix majeur consolidé pour les œuvres en catalan.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveuEl PeriòdicARABon Dia

Points cles

  • Le Cercle arrête l’événement après l’édition 2025, stoppant les prix annuels de 35 000 € dans 9-10 catégories.
  • Décision du conseil face au vieillissement des membres, au fardeau des jurés et aux tensions internes.
  • La ministre Bonell vise un prix unique majeur comme le Booker, axé sur les œuvres catalanes.
  • Sponsors surpris mais engagés ; entités locales prévoient de conserver des prix spécifiques.

Le Cercle de les Arts i de les Lletres met fin à ses 47 ans d’organisation de la Nit Literària Andorrana, invoquant des exigences dépassant les capacités de l’entité, avec l’arrêt de toutes les primes associées à partir de 2026 après l’édition 2025. Cette décision, prise lors de la réunion du conseil d’administration le 12 janvier parallèlement à la démission de la vice-présidente Carme Jaumot après 20 ans, a été communiquée par une circulaire du 6 février au ministère de la Culture et aux sponsors, dont le gouvernement, le Consell General, les grandes banques, Andorra la Vella, Sant Julià de Lòria et le Grup Maestre.

La gala, lancée en 1977 et suivie des Jocs Florals en 1978, décernait habituellement neuf à dix prix pour un total de 35 000 euros par an — 33 000 euros l’an dernier, avec 43 000 euros prévus pour 2026 en raison du prix biennal de recherche historique du Principat d’Andorra. Les catégories couvraient les romans (Fiter i Rossell, 10 000 euros), la poésie (Grandalla, Martí i Pol), la nouvelle (Manuel Cerqueda Escaler par Andbank), les contes et narrations (MoraBanc), la science-fiction (Juli Verne par Grup Maestre), les essais (Andorra la Vella), le théâtre et la poésie (Creand), le journalisme (Pirene, Laurèdia, Àlex Lliteras par Sant Julià) et la recherche historique (Consell General). Le site web de l’entité a supprimé tout contenu lié, et les préparatifs pour une 48e édition ont cessé.

Les sponsors ont exprimé leur surprise face à l’annonce unilatérale malgré des tentatives antérieures infructueuses de transmission de l’événement à un autre groupe. Le Cercle les a remerciés pour leur soutien « extraordinaire » en tant que « pilier de base » de la culture andorrane. Des sources soulignent un conseil vieillissant — beaucoup approchant les 80 ans — et des complexités croissantes, comme les jurés lisant jusqu’à 20 romans par mois, aggravées par des tensions internes.

La ministre de la Culture Mònica Bonell y voit une opportunité de renouveler la nuit littéraire tout en en conservant l’essence, s’appuyant sur des consultations de septembre avec auteurs, éditeurs et libraires qui critiquaient le format comme dépassé, trop fragmenté et diluant l’attention sur la création en langue catalane — notamment le Fiter i Rossell, dont le lauréat 2025, *El diable irlandès* d’Àlex Garrido, attend l’annonce de la Sant Jordi. Les idées du secteur penchent pour un prix unique de haut niveau pour œuvres publiées, à l’image du Llibreter en Catalogne, du Booker au Royaume-Uni ou du Goncourt en France, ou pour réorienter les fonds vers des traductions, bourses et promotions. Bonell prévoit des discussions rapides avec les sponsors pour maintenir leur soutien et recueillir davantage d’avis du secteur avant de préciser les détails.

Le Consell General reformulera son prix, l’élargissant aux sciences sociales, humanités et politique, avec un prix secondaire pour œuvres publiées cette année, en attendant une désconvocation officielle du Cercle. Andorra la Vella et Sant Julià de Lòria confirment leur intention de maintenir leurs prix d’essai et de journalisme. Les banques et autres observent. Les prix Arts Andorra ont cessé en 2022 après 27 ans.

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